Spectacles Joliette

Les nouvelles du Centre culturel de Joliette


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Le Grand rassemblement familial des 10 ans de Petits bonheurs

Karine Cloutier_Crédit photo_Carl ArchambaultLe Centre culturel de Joliette vous convie à un événement des plus festif en l’honneur du 10e anniversaire de Petits bonheurs, le Grand rassemblement de danse familial, le dimanche 4 mai dès 10h, au Parc Olympique de Montréal.

Afin de célébrer le 10e anniversaire de Petits bonheurs, le Grand rassemblement aura lieu à l’Esplanade Sun Life du Parc Olympique, avec la chorégraphe Karine Cloutier, où la Danse en famille sera mise de l’avant. Ce sera sans aucun doute un moment de pur plaisir en plein air où plusieurs gens du Réseau Petits bonheurs, venant de Beloeil, Blainville, Joliette, Laval, Longueuil, Repentigny, L’Assomption, Sherbrooke, Trois-Rivières et Montréal, viendront former le cercle de la danse. Une rencontre intergénérationnelle inspirée par des rythmes africains, exécutés par des musiciens en direct, avec des mouvements simples, dans un cercle de danse pour les 0 à 99 ans. Il s’agit d’une activité gratuite.

Les familles désirant participer au rassemblement Danse en famille auront accès à une visite du Jardin botanique et à une montée dans le funiculaire de la tour du Stade Olympique et ce, tout à fait gratuitement. Pour ce faire, elles doivent se rendre sur notre site Internet au www.petitsbonheurslanaudiere.com, dans la section Programmation, et télécharger et imprimer le laissez-passer afin de le montrer sur place. L’Esplanade Sun Life est située au Parc Olympique, Secteur 100-B (Métro Pie-IX) à Montréal.

L’événement Danse en famille, depuis sa création en 2010, a joint plus de 2000 personnes. Rappelons également quele Festival Petits Bonheurs est une initiative de la Maison de la culture Maisonneuve qui vise à sensibiliser les tout‐petits aux différentes disciplines artistiques.

450 759-6202 // petitsbonheurslanaudière.com

Téléchargez le laissez-passer

Marie-Michèle Rivard pour le Centre culturel de Joliette

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Le festival Petits bonheurs en route ce jeudi!

Le festival Petits bonheurs sur les routes de Lanaudière approche à grands pas! Les festivités commenceront le 1er mai jusqu’au 15 mai prochain dans différents lieux et organismes de la MRC de Joliette, d’Autray ainsi que dans douze (12) municipalités de la MRC de la Matawinie.

Le Centre culturel de Joliette (CCJ) s’estime plus que fier cette année de présenter une trentaine d’activités, destinées aux 0‐6 ans, dont vingt‐huit (28) ateliers, trois (3) spectacles et une projection cinématographique (ONF). Le coup d’envoi du festival sera donné par l’atelier Le gros orteil le 1er mai à 10h à la salle L’Arsenal, animé par Marie-Hélène D’Amour. Cette dernière animera également cet atelier le 14 mai à 10h, mais cette fois-ci, ce sera au centre communautaire Pierre Dalcourt à
St-Félix-de-Valois. De plus, le 1er mai à 10h, dans la Municipalité de St-Alphonse-Rodriguez, c’est le Lanaudois Benoît Masson qui sera au centre communautaire pour y présenter son atelier Jeux de cirque pour les tout-petits. À noter que plusieurs activités peuvent se dérouler dans la même journée, dans différents lieux de Lanaudière.

Par ailleurs, la talentueuse Elsa Perez viendra animer son fameux atelier de théâtre Éveil au théâtre, au centre communautaire de St-Thomas le 3 mai, le Musée d’art de Joliette recevra le Théâtre de la Pire Espèce pour initier les enfants aux jeux d’ombres et de lumières le 3 mai également, le conteur et musicien Franck Sylvestre électrisera le centre communautaire de Crabtree le 4 mai avec son atelier-spectacle Le conte en musique, il y aura aussi le retour de la danse maman-bébé avec la professeure Magali Dudemaine de l’École de danse Symbiose le 7 mai et de la danse afro-contemporaine avec Karine Cloutier à Ste-Béatrix le 9 mai. Pour la Fête des Mères, la Municipalité de Rawdon recevra le Collectif Bois d’laine afin de faire découvrir aux enfants l’univers de la laine. Des rendez-vous familials à ne pas manquer!

Puisque les activités se déroulent sur un vaste territoire, la population est invitée à consulter le site Internet de Petits bonheurs afin d’obtenir la programmation complète et tous les détails relatifs aux lieux de diffusion des différentes activités, mais surtout à la réservation et achat de billets au www.petitsbonheurslanaudiere.com.

Rappelons quele Festival Petits Bonheurs, quicélèbre son dixième anniversaire cette année, est une initiative de la Maison de la culture Maisonneuve, située dans le quartier Hochelaga de Montréal. Il vise à sensibiliser les tout‐petits aux différentes disciplines artistiques et à leur permettre d’explorer le monde de la création.

petitsbonheurslanaudiere.com

Marie-Michèle Rivard pour le Centre culturel de Joliette


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Messmer – Réalité ou fiction?

Anabelle Dagenais photoIls étaient nombreux à vouloir se rendre sur scène pour témoigner de la véracité des performances spectaculaires de Messmer. Quelque peu sceptique, mais tout de même craintive de me voir transformée en marionnette face à ses suggestions, je n’ai pris aucune chance. Je n’allais tout de même pas le laisser me dicter sa propre volonté pour cet article! Pour garder toutes mes idées claires et demeurer objective, j’ai mandaté quelques complices.

Charles, lui, se voulait carrément sceptique. Selon lui, certains participaient avec excès uniquement pour confirmer la réputation de Messmer. Par exemple, lors d’une «reprise» d’une scène du film Top gun, une volontaire sensée perdre sa jambe à la suite d’une explosion, crie sans conviction et semble oublier son mal à peine quelques secondes plus tard. Il observe aussi que d’autres participants quittent subitement la scène pour regagner leur siège, comme si le charme n’opérait plus.

Mathieu pense pour sa part que tout est arrangé d’avance, qu’on fait appel à des comédiens. Qui, sinon, voudrait embrasser et «aimer» un rat au point de ne plus vouloir s’en départir?

messmer_ete_detailSi mon côté rationnel abondait dans le même sens, je ne pouvais manquer de voir la foule réagir. Et pas qu’un peu! Messmer maniait les fils, la foule observait, estomaquée, bouche ouverte.

Vendue, c’est bien le cas de Noémie. Elle voyait ce spectacle pour la deuxième fois et semblait tout aussi emballée. Bien que les tests de réceptivité n’aient eu aucune incidence sur elle, elle n’en demeurait pas moins fascinée de voir à quel point certains numéros pouvaient avoir un impact majeur sur des participants. Elle relate notamment le cas où certains d’entre eux sont revenus sur scène lors de l’entracte pour «recevoir l’énergie de la boule lumineuse». Ils auraient réagi à la musique utilisée lors d’un précédent numéro. Dans le même ordre d’idée, à la fin du spectacle, deux hommes sont retournés se blottir l’un contre l’autre, amoureusement, sur l’air de Take my breath away.

Maude, qui partageait son engouement, se disait toutefois heureuse de ne pas être réceptive aux tests de réceptivité. Elle serait beaucoup trop honteuse de se mettre à pleurer sur scène comme un bébé de six mois ou d’exécuter une danse tribale préhistorique devant toute une foule et de n’en garder qu’un vague souvenir. Elle en rit, mais refuserait d’être le dindon de la farce.

Je l’avoue, je me rendais au spectacle de Messer pour en avoir le cœur net : départager le vrai du faux. Si je ne sais toujours pas sur quel pied danser, une chose est sûre, qu’on croie ou non au phénomène, le spectacle de Messmer se veut un excellent divertissement garantissant hilarité et étonnement. Qu’en avez-vous pensé?

Rappelons que Messmer sera de retour en 2015, soit le 18 avril, à la Salle Rolland-Brunelle. Les billets sont déjà en vente, mais il faut faire vite! Cliquez ici pour vous procurer des billets.

Rédigé par Anabelle Dagenais pour le Centre culturel de Joliette


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Marius et Fanny, une pièce romantique vue par Anabelle Dagenais

Anabelle Dagenais photoMarius et Fanny, une histoire qui verse dans ce qu’il y a de plus romantique! Les personnages principaux, qui prêtent leur nom à la pièce, se côtoient depuis toujours et éprouvent, à leur insu, de forts sentiments amoureux l’un pour l’autre.

Fanny a le désir se marier avoue-t-elle à Marius, lors d’une discussion au «Bar de la Marine», tenu par César,Marius et Fanny_détail2 le père du jeune homme. Seulement, alors que leur destinée amoureuse semble tracée d’avance et sur le point d’éclore, on apprend que Marius chérit depuis longtemps le projet de prendre le large. Cependant, ce plan qu’il aspire ardemment à concrétiser, rend impossible toute union avec la belle.

Il hésite cependant lorsqu’il réalise qu’il n’est plus le seul à courtiser la jolie Fanny. En effet, le richissime maître-voilier du village, Panisse, de trente ans son aîné, souhaite avoir sa main. Fanny, voyant là une occasion en or de presser Marius vers une demande en mariage, use de combines pour simuler un intérêt envers le vieux prétendant. Elle réussit ainsi à éveiller un sentiment de jalousie chez Marius. Sa stratégie, quoiqu’habile, ne parvient toutefois pas à le convaincre de rester à ses côtés.

Devant cette évidence, Fanny accepte de le laisser partir, ne voulant pas freiner son bonheur. Quel destin, dès lors, attend ces deux personnages ?

Marius et Fanny_détailLA PIÈCE EN SOI
César, interprété par Rémy Girard, attirait particulièrement les rires du public. Attachant malgré ses défauts, il était indéniablement le favori de tous. La tante de Fanny, jouée par Sophie Faucher, nous charmait tellement elle était drôle et savoureuse, et ce, malgré son rôle modeste. Lorsqu’elle était sur scène, nous n’avions d’yeux que pour elle. Si Marie-Pier Labrecque (Fanny) et François-Xavier Dufour (Marius) offraient une prestation sans faute, l’interprétation de Rémy Girard et de Sophie Faucher a, sans conteste, volé la vedette.

Marseille à nos oreilles
Déroutant de prime abord, l’accent marseillais est vite assimilé, voire oublié, grâce à l’interprétation crédible des comédiens. On se laissait rapidement gagner par l’histoire. Les blagues, rédigées par Marcel Pagnol vers 1930, étaient quant à elles toujours actuelles, car ponctuées de rires sincères partagés partout dans la salle. Les pièces musicales choisies dénotaient une sélection minutieuse qui apportait une ambiance des plus réussies.

Marius et Fanny_détail3Marseille devant nos yeux
S’il n’y avait qu’un point sur lequel je pouvais insister, ce serait sur la splendeur des décors. La journée auparavant, j’avais visionné la version récente du film Marius, question de me mettre dans l’ambiance.Quel ne fut pas mon étonnement, quand, devant mes yeux, j’ai retrouvé une copie presque conforme du décor que l’on m’offrait dans le film. Si parfois la disposition d’une pièce de théâtre et les déplacements sont plus ardus qu’au cinéma, notre regard n’en était pas le moindrement gêné.

Une utilisation judicieuse de la lumière laissait deviner le moment de la journée à travers ce qui avait l’apparence d’une vitre. Tout aussi brillamment, l’éclairage formait des ombres chinoises d’où se dessinaient des mâts de bateaux.

Avec deux unités de décors, ce n’est pas moins de quatre lieux distinctifs que l’on visitait : l’intérieur et l’extérieur du «Bar de la Marine», la maison-boutique de Panisse, puis la demeure de Corinne, la mère de Fanny. Cette réussite, on la doit à l’excellent décorateur, Jean Bard.

Vous étiez sur place ? Laissez-moi vos commentaires! Il me fera plaisir de vous lire!

Rédigé par Anabelle Dagenais pour le Centre culturel de Joliette


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Le festival PETITS BONHEURS, SUR LES ROUTES DE LANAUDIÈRE, est officiellement lancé!

couverturefb_pb2014   Le Centre culturel de Joliette (CCJ) est plus que fier de présenter officiellement la programmation de la troisième édition du festival Petits bonheurs sur les routes de Lanaudière, suite à la conférence de presse qui se tenait le 27 mars dernier. Il s’agit du plus grand rendez-vous culturel des tout-petits dans la région et il se tiendra du 1er au 15 mai 2014.

Une fois de plus, le festival Petits bonheurs est plus qu’attendu dans la région! D’ailleurs, cette année, le CCJ a élargi son réseau afin de pouvoir contribuer au développement culturel de la communauté lanaudoise et de faire rayonner l’art et la culture auprès des tout-petits, sur un vaste territoire. Ainsi, les activités se dérouleront dans différents lieux et organismes de la MRC de Joliette, d’Autray ainsi que dans 12 municipalités de la MRC de la Matawinie: « Le CCJ a la chance de pouvoir compter sur la participation de 24 municipalités et organismes qui collaboreront à présenter des activités sur le grand territoire de Lanaudière. Un plus grand nombre de familles auront ainsi accès aux activités au sein de leur communauté et nous n’aurions pu le faire sans nos précieux partenaires » souligne Audrey Ducasse, directrice du marketing et responsable de la programmation jeune public.

Des activités et des spectacles colorés
C’est plus d’une trentaine d’activités, destinées aux 0-6 ans, qui seront présentées dans Lanaudière, dont vingt-huit (28) ateliers et quatre (4) spectacles. Ces activités toucheront plusieurs disciplines comme la danse, le théâtre, la musique, le conte, les arts visuels, la marionnette, le cirque, etc. Fidèle à la tradition, le CCJ propose des spectacles qui ont été soigneusement choisis pour éveiller l’imaginaire des tout-petits. Nous pensons à la pièce de théâtre Le cygne, qui est une adaptation de la fable du Vilain petit canard d’Hans Christian Anderson, au cinéma avec quatre courts-métrages d’animation (en collaboration avec l’Office national du Film), à la pièce Pomme du réputé Théâtre des petites âmes et également au Conte pour enfants de 1000 jours du Théâtre de l’Avant-Pays, bien connu dans le domaine du théâtre jeunesse. Rappelons que le festival offre des activités à un prix des plus accessible et rassemble des artistes d’ici et d’ailleurs.

D’ailleurs, la population est invitée à consulter le site Internet afin d’obtenir la programmation complète au www.petitsbonheurslanaudiere.com.

Nos partenaires
Le Centre culturel s’estime à nouveau très heureux de présenter cette troisième édition de Petits bonheurs, surtout avec la présence de précieux partenaires qui ont à cœur cet évènement culturel. L’équipe du CCJ tient à les souligner et les remercier de leur confiance. Ils sont la Ville de Joliette, la Ville de Notre-Dame-des-Prairies, la Maison et Jardins Antoine-Lacombe, le Musée d’art de Joliette, la Municipalité de Crabtree, la Municipalité de Saint-Thomas, la Maison des contes et des légendes de Lavaltrie, l’École de danse Symbiose, la Bibliothèque Rina-Lasnier, la Bibliothèque de Notre-Dame-des-Prairies et la Joujouthèque Farfouille. De plus, le CCJ est fier de sa nouvelle collaboration avec le CLD et la MRC de la Matawinie, ainsi que ses douze municipalités, qui accueilleront douze activités. Les municipalités sont Chertsey, Rawdon, St-Alphonse-Rodriguez,
St-Côme, St-Damien, St-Donat, St-Félix-de-Valois, St-Jean-de-Matha, St-Michel-des-Saints,
Ste-Béatrix, Ste-Émélie-de-l’Énergie et Ste-Marcelline-de-Kildare.

Le CCJ tiens aussi à remercier la Caisse Desjardins de Joliette, le Ministère de la culture et des communications du Québec et le soutien des médias qui sont le M103,5FM, TC. Média, Télé-Québec et le Journal de Joliette.

Le Réseau Petits bonheurs célèbre son dixième anniversaire. Le festival est une initiative de la Maison de la culture Maisonneuve, située dans le quartier Hochelaga de Montréal. Il vise à sensibiliser les tout‐petits aux différentes disciplines artistiques et à leur permettre d’explorer le monde de la création, en offrant des activités à faible coût pour les familles et les centres de la petite enfance.

Marie-Michèle Rivard pour le Centre culturel de Joliette


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Peter Macleod : un cœur d’enfant qui ne vieilli (presque) pas

Anabelle Dagenais photoPar Anabelle Dagenais

Première partie : Mariana Mazza

Fraîchement débarquée de l’école de l’humour et un peu vulgaire sur les bords, Mariana Mazza imagesreprésente sans contredit la version féminine de Peter MacLeod. Il va s’en dire, cette jeune humoriste de la relève constituait une sélection tout indiquée à l’introduction du spectacle d’humour principal.  En nous confiant les détails sur ses origines multiethniques et son périple en France alors qu’elle effectuait la première partie de Messmer, les spectateurs de la Salle Rolland-Brunelle étaient carrément transportés dans le petit monde de Mazza au rythme d’anecdotes savoureuses. Avec ses mimiques faciales soutenues et son articulation irréprochable, la jeune femme tatouée a su divertir la salle de manière incontestable avant de céder la place à  »l’homme de la soirée », qui a délibérément reporté la sagesse…

pmacleod_detailPeter MacLeod a officiellement atteint le cap de la quarantaine. Pour l’enfant en lui et le mordu de femme qu’il est, c’est un dur coup à prendre. Comme toute étape bouleversante dans le parcours d’un artiste, ces moments «pénibles», dit-il, lui ont inspiré les textes de son quatrième one man show intitulé Sagesse reportée.

Telle des chapitres que composent un livre, la prestation était divisée en parties précises, traitant d’un sujet qui leur était propre. Ces dernières étaient introduites par une présentation visuelle sur bande horizontale lumineuse longeant la totalité de la scène, agrémentée d’une trame sonore particulièrement dramatique, nous laissant sur une note quelque peu ironique. Parfois même, les effets lumineux, de par leur utilisation éclatée, nous transportaient directement dans un univers de night-club, à l’image de la personnalité de MacLeod.

«Je vais être humble… Je suis sexuellement pas commode» avoue-t-il d’un air las, avant de nous divulguer quelques minutes plus tard son Top 3 des phrases turn-off. Au fil de ses confessions, une sensation d’être assise à ses côtés, un bock de bière à la main dans une taverne de région se dessine dans mon esprit. Accès privilégié de ses états d’âme, le spectacle nous laisse toute ouïe devant sa capacité de communiquer avec son public comme avec de vieux amis. Peut-être est-ce son côté salace, son vocabulaire (très) fleuri ou sa manière de nous parler sans filtre qui nous rapprochent tant de lui?

«À 35 ans, ils devraient nous donner un livre pour nous préparer à 40», nous dit-il, une main dans la poche, fidèle à son habitude. C’était toujours le même Peter MacLeod devant mes yeux, mais en version plus réfléchie, pourvue de valeurs plus honorables qui discutait de problématiques proprement adultes. Malgré ses dires et sans être devenu sage, c’était une évolution dans les thèmes que l’on remarquait là chez l’humoriste.

Ses blagues déclenchaient à coup sûr des éclats de rire dans l’assistance. En effet, son public semblait tout disposé à profiter de la soirée au maximum. Si l’ambiance dans l’auditoire était propice au rire, elle l’était tout autant sur scène où MacLeod se tournait fréquemment dos au public, en se tordant de rire, ce qui ne manquait pas de faire réagir l’assistance à nouveau.

Au terme de la soirée, notre rebel sympathique s’est empressé de faire savoir aux spectateurs qu’il reviendrait bientôt à la Salle Rolland-Brunelle, appréciant chacune des expériences que lui ont procurées ses venues à Joliette. Après avoir remercié la fidélité de son public, il se fit philosophe le temps d’affirmer que si la vie était une loterie, il avait très certainement gagné le gros lot. Des paroles, qui sans le vouloir, dénotent une grande maturité que MacLeod a acquise à travers ses folies. Sage, ce MacLoed? Peut-être bien, finalement.

Photo de Marianna Mazza : Google

Rédigé par Anabelle Dagenais pour le Centre culturel de Joliette


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IAN KELLY : authentique et chaleureux par Rosalie Lapalme-Coderre

iankelly_detailC’est une foule fébrile et attentive que le chanteur a trouvé à la salle Rolland-Brunelle jeudi dernier. Dès son arrivée sur scène, les applaudissements soutenus et les chuchotements enjoués des membres du public rendent manifeste qu’il s’adresse à une salle déjà conquise. Le sourire aux lèvres, il nous lance quelques mots pour présenter le jeune homme à l’allure elfique qui se tient, un rien timide derrière son clavier. Elliot Maginot nous souhaite le bonsoir, dépose ses doigts sur les touches et… rien. «As-tu du son?», lance-t-il au technicien. Des rires attendris fusent dans la salle. «Inquiétez-vous pas pour moi, ça m’arrive systématiquement.» En effet, nous comprenons bien vite que nous n’avions pas besoin de nous inquiéter pour lui et que Ian avait raison, on va l’aimer, Elliot. Sa musique est douce et sa voix, en écho, repose sur les accords du clavier dans une harmonie parfaite. Les éclairages l’enveloppent de leurs couleurs et il se tient, parfaitement dans son élément, au centre de la scène.  En alternance, il s’accompagne au clavier ou à la guitare et son travis picking en fait fondre plusieurs qui, à l’entracte se précipiteront pour acheter le EP du jeune homme. Après une demi-heure magique, la salle s’est tranquillement réchauffée et est fin prête pour l’arrivée de Ian.

Accompagné de trois musiciens chevronnés, Ian s’élance pour une première chanson tirée de son dernier opus All these lines. Sa voix unique résonne, chaude et profonde. Le clavier, les guitares, la batterie; les mélodies et les rythmes se mélangent dans un équilibre parfait. Le son est excellent; les percussions pas trop fortes, les claviers juste assez présents. La voix de Ian va au-delà de la scène, semblant nous traverser. L’équilibre de l’ensemble du spectacle est tout aussi excellent : Ian alterne les airs doux et les mélodies dansantes, gardant son public inéluctablement captif. Parfois, on ne peut s’empêcher de danser sur nos chaises. À d’autres moments, nos yeux se ferment pour mieux savourer le moment.  Par ses airs simples et pourtant accrocheurs, Ian Kelly a le don de créer une musique profondément humaine. Certaines performances instrumentales n’en demeurent pas moins impressionnantes. Notons entre autres un duo de clavier particulièrement réussi et de très belles harmonies vocales.

photo 2Il serait sacrilège de ne pas souligner l’aspect visuel époustouflant du spectacle. En effet, des projections  magnifiques inspirées de la pochette du nouvel album de l’artiste étaient à l’honneur en arrière-plan, variant selon les chansons : des images de villes lumineuses, des ponts, des arbres, des planches, des chantiers en constructions, la pénombre. De même, les éclairages rendent magnifiquement les chansons, très intimistes lorsque le chanteur entame seul un air et plus éclatés alors que les airs se font plus entraînants.

À la hauteur de l’artiste, les présentations sont, tantôt touchantes, tantôt mobilisatrices, tantôt humoristiques.  Quand Ian Kelly nous parle d’amitiés, de la douceur des petits instants, de politique, de l’importance d’environnement, c’est toujours simplement, comme il s’adresserait à des amis. Chaque membre du public peut avoir le sentiment d’assister à un grand évènement unificateur. Bien évidemment, malgré les grandes valeurs véhiculées dans les présentations, on peut difficilement, à Joliette, se sauver d’un commentaire sur notre fameuse salle bleue. Si Ian Kelly nous dit ne pouvoir s’empêcher de remarquer notre «vieux plafond», il se rattrape immédiatement en ajoutant qu’il s’agit d’un «beau vieux». Étrangement, je pense pouvoir affirmer que ce commentaire pourrait bien être retourné au chanteur lui-même. Écouter Ian Kelly une première fois, c’est une surprise incroyable, car c’est écouter des airs que notre cœur reconnaît déjà, mais c’est aussi, à la fois, recevoir une massive dose d’énergie et avoir le sentiment que le folk a été réinventé.

Rédigé par Rosalie Lapalme-Coderre pour le Centre culturel de Joliette