Spectacles Joliette

Les nouvelles du Centre culturel de Joliette


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Guillaume Pinard de concert avec l’Orchestre symphonique des jeunes de Joliette

Le Festival & Concours de musique classique de Lanaudière fut créé en 1962 par le Père Fernand Lindsay pour, entre autres, donner envie aux jeunes d’apprendre la musique classique. Au printemps 2015, le Festival et Concours en sera à sa 54e édition. Depuis 2010, c’est le Centre culturel de Joliette qui l’organise et sa Fondation qui le parraine.

Guillaume Pinard, le gagnant de la classe concerto de la dernière édition du Festival & Concours de musique classique de Lanaudière, jouera avec l’Orchestre symphonique des jeunes de Joliette (OSJJ) lors du concert de Noël le 21 décembre prochain.

Ce jeune homme a commencé ses cours de piano classique à l’âge de 8 ans avec Diane Courtemanche qui enseignait à l’époque au Studio de Musique de Diane Drouin, affilié à l’École Vincent d’Indy.

En septembre 2011, il devient l’élève de Marie-Claude Bilodeau, enseignante au Cégep de Joliette où il entreprend un double DEC en musique et en science humaine au Cégep de Joliette. Durant ses études, il recevra la bourse des enseignants ainsi que la bourse des meilleures notes académiques en musique. En 2014 et 2014, des bourses lui seront remises pour ses 2e et 3e places au concours de concertos organisé par le Cégep.

Guillaume a également participé à de nombreuses classes de Maître au Centre d’Arts Orford et avec Lorraine Prieur.

Même s’il s’intéresse à la politique et à l’histoire, le piano occupe une place prépondérante dans sa vie : en plus de son apprentissage personnel, Guillaume Pinard enseigne à deux écoles de Repentigny où il est d’ailleurs reconnu pour son implication musicale. En janvier 2015, il entamera des études en interprétation à l’Université de Montréal.

Lors du concert de Noël de l’OSJJ, il interprétera le 1er mouvement du 2e concerto de Camille Saint-Saëns,  pianiste, organiste et compositeur français de l’époque post-romantique.

Le 21 décembre, venez encourager la relève!


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Le seul et unique Tommy Dorsey Orchestra

Le 29 novembre dernier, le légendaire Tommy Dorsey Orchestra s’arrêtait à la Salle Rolland-Brunelle pour présenter son hommage à Frank Sinatra, qui a connu un immense succès avec l’orchestre au début des années quarante. Joliette a eu sous les yeux un bijou d’histoire.

Dirigé par le tromboniste de renom Tommy Dorsey jusqu’en 1956, le Tommy Dorsey Orchestra est à l’origine de plusieurs chansons à succès dans les décennies 30 et 40. Au cœur du mouvement « Big Band » américain, la formation a su mettre en valeur des artistes marquants tels que Jack Leonard et le grand Frank Sinatra. Depuis 2010, le groupe est sous la barre du clarinettiste et saxophoniste Terry Myers, qui a succédé au tromboniste de réputation internationale Buddy Morrow. Ce dernier a mené la formation pendant plus de 30 ans pour finalement donner son dernier concert en 2010, à l’âge de 91 ans.

Terry Myers, hôte incroyable, a connu toutes ces légendes de la musique et a réussi avec brio à faire revivre leurs esprits dans la Salle Rolland-Brunelle. Après avoir été présenté par son producteur, le chef d’orchestre a immédiatement pris le contrôle de son auditoire et nous a progressivement ouvert les portes du légendaire « Big Band ». Bien plus qu’une performance musicale impressionnante, une soirée avec le Tommy Dorsey Orchestra, c’est la chaleur d’une rencontre familiale.

Sans trop attendre, la formation a débuté en musique de manière incroyable, démontrant leur maîtrise inhérente du swing et la qualité de leur son. Le public, majoritairement âgé (des fans de Sinatra), a vu se rouvrir les portes d’une grande époque au grand plaisir de ses oreilles. Toutefois, les quelques jeunes intéressés par la musique grandiose du groupe ont pu profiter des explications teintées d’humour de Terry Myers, qui a également complété les connaissances de quelques fans endurcis.

Cette soirée hommage à Frank Sinatra n’aurait pu être complète sans chanteur. C’est ainsi que Myers, peu de temps après l’introduction musicale, a chaleureusement invité Bryan Anthony à venir le rejoindre sur scène pour interpréter les plus grands succès de Sinatra. Le grand Texan à la voix chaude a su charmer le public féminin présent dans la salle. Tout comme le chef d’orchestre, Anthony comprenait ce qu’il chantait et ornait ses prestations vocales de mises en contexte savoureuses. Véritable séducteur, le chanteur a terminé sa dernière chanson en soulignant que les Québécois étaient des amateurs de jazz très spéciaux.

L’animation, assurée en grande partie par Terry Myers, suivait une mise en scène très efficace. C’est au fil des pièces et des solos que nous avons découvert progressivement les membres de l’orchestre par les mots élogieux du vieux musicien. Myers a même pris une pause pour nommer chaque instrumentiste et informer le public de son lieu d’origine. Les nombreuses blagues du chef d’orchestre ont vite rendu ses protégés encore plus attachants.

Par-dessus tout, une grande richesse du spectacle a été les nombreux solos écrits et improvisés par les musiciens. Chaque pièce mettait en valeur un ou plusieurs solistes, ce qui ne manquait pas de créer des moments grisants. Terry Myers nous a fait la surprise de prendre son saxophone ténor pour improviser quelques solos et accompagner son groupe. Véritable extension de lui-même, son instrument a livré l’histoire d’une vie en musique.

Du lever du rideau à la fermeture de celui-ci, l’atmosphère a été portée par le souffle des légendes Tommy Dorsey, Frank Sinatra et Buddy Morrow. Terry Myers et le Tommy Dorsey Orchestra, par leur humanité et leur grand talent, ont ajouté un succès de plus à leur extraordinaire histoire.

par Samuel Paré pour le Centre culturel de Joliette


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Le temps ne court pas trop vite pour Lise Dion!

Le 29 août dernier, l’humoriste Lise Dion s’arrêtait à la Salle Rolland-Brunelle pour présenter son plus récent spectacle : Le temps qui court. C’est devant une salle pleine à craquer que l’humoriste chérie des Québécois a fait vibrer Joliette.

Dès les premières secondes du spectacle, le titre évocateur prend tout son sens et l’angle choisi par Lise Dion saute au visage des spectateurs. En effet, une gigantesque horloge à pendule fait résonner les secondes pour ensuite laisser place à un diaporama avec des photos de Lise à tous les âges. Le tout est accompagné d’une chanson très personnelle. C’est avec la même approche amicale et attendrissante que l’humoriste fera son entrée sur scène, acclamée de toutes parts par son public.

Visiblement contente d’être sur les planches, Lise Dion scellera son lien avec les spectateurs dès ses premiers mots en les traitant comme de la visite. Elle ira même jusqu’à leur demander quand était leur dernière rencontre! L’humoriste commence ainsi son spectacle, en racontant ce qui lui est arrivé pendant l’ « absence » de son public.

Les premières blagues porteront sur son poids. Elle utilisera ce sujet pour traduire la pression sociale grandissante sur l’apparence physique, mais également sur l’alimentation. Ses scènes loufoques à l’épicerie rejoindront plus d’une femme dans la salle et déclencheront des rires intenses. Lise Dion ne manquera pas d’aborder aussi les thérapies, une autre mode gagnant en popularité. Elle nous fait le compte-rendu de ses rencontres avec son spécialiste et en tire des conclusions réconfortantes pour l’estime de soi. Un beau message pour faire rire les femmes mal à l’aise avec leur corps. Elle conclut en lâchant : « Toutoune power! » Cette affirmation ne manquera pas de soulever un tonnerre d’applaudissements.

Viendra ensuite la « maladie » de la ménopause, comme elle se plaît à l’appeler. Cet inévitable sujet a su rappeler de drôles de souvenirs aux femmes plus âgées et sympathiser avec celles vivant présentement cette situation. Même les adolescentes, tordues de rire, ont pu reconnaître leur mère. Lise Dion exploitera ce sujet vedette pour aborder ensuite sa maladresse face à la mode santé. Elle utilisera notamment l’exemple du yoga (particulièrement le costume moulant versus son poids, vous l’aurez deviné). L’image, assez forte, fera vibrer la salle sous les rires.

Avec tous ces questionnements sur les effets physiques et métaphysiques de la ménopause, l’humoriste nous entraîne ensuite dans une suite logique en évoquant la libido au sein des vieux couples. Les efforts ridicules, mais attachants de son fameux « Marcel » ont rendu les spectateurs presque hystériques. Le sens du timing de Lise Dion a été rudement mis à l’épreuve, car elle devait fréquemment s’arrêter pour laisser les gens rire. Dans ce segment, c’est également au tour des hommes d’être éclaboussés. Coup de théâtre, Marcel l’a laissée pour assouvir ce qu’elle nomme « le dernier rappel du coq », ou la ménopause masculine. Les hommes dans l’assistance ont été confrontés à l’empire en pleine expansion de la pilule bleue et à leurs échecs maladroits avec les femmes plus jeunes. Face à cette escapade, Lise Dion garde la tête froide, mais en profite pour ce remettre elle aussi à la séduction. S’ensuivront des tonnes de péripéties pour la remettre sur le marché des cœurs. L’humoriste fait bien ressortir le ridicule de la chirurgie plastique et du « flirt » moderne (sites de rencontre, bronzage, sports de rencontre, etc.) Bien sûr, leurs aventures sont peu concluantes et les vieilles pantoufles reviennent ensemble. Viendra alors un travail de couple important aidé en rien par la démocratisation du sex-shop.

Le temps n’arrête jamais sa course (c’est le mot d’ordre du spectacle), et les enfants de Lise ont déjà quitté le domicile familial. L’humoriste aborde ce sujet parfois terrifiant pour les parents sous un angle très léger et évoque même la liberté. Elle va jusqu’à raconter son accouchement à sa fille d’une manière terrifiante, ce qui a bien fait rire les nombreuses mères dans la salle. Plus d’enfants, ça veut dire des vacances! Lise Dion nous raconte les siennes dans le Sud. Son talent avec les langues et sa dynamique de couple douteuse ont bien failli asphyxier quelques personnes dans l’assistance.

Face au rythme implacable du temps, Lise Dion se projette finalement dans le futur et s’attaque à la mort. Elle nous parlera directement, mais aussi à travers une version vieillie d’elle-même qui ne demande qu’à mourir pour fuir une vie plus que pénible dans un CHSLD. Ce sujet est lourd, mais aucune lourdeur ne s’est pointé le bout du nez. Jeunes et vieux riaient de bon cœur, probablement pour des raisons différentes : là était toute la beauté de la chose.

À la fin du spectacle, c’est une Lise Dion comblée de bonheur qui est revenue sur scène savourer son ovation debout, déclarant qu’elle avait beaucoup de plaisir à faire le plus beau métier du monde : celui de nous faire rire. Une chose est sûre, le temps court, mais avec Lise Dion, il est de qualité.

 Samuel Paré pour le Centre culturel de Joliette


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Le Grand rassemblement familial des 10 ans de Petits bonheurs

Karine Cloutier_Crédit photo_Carl ArchambaultLe Centre culturel de Joliette vous convie à un événement des plus festif en l’honneur du 10e anniversaire de Petits bonheurs, le Grand rassemblement de danse familial, le dimanche 4 mai dès 10h, au Parc Olympique de Montréal.

Afin de célébrer le 10e anniversaire de Petits bonheurs, le Grand rassemblement aura lieu à l’Esplanade Sun Life du Parc Olympique, avec la chorégraphe Karine Cloutier, où la Danse en famille sera mise de l’avant. Ce sera sans aucun doute un moment de pur plaisir en plein air où plusieurs gens du Réseau Petits bonheurs, venant de Beloeil, Blainville, Joliette, Laval, Longueuil, Repentigny, L’Assomption, Sherbrooke, Trois-Rivières et Montréal, viendront former le cercle de la danse. Une rencontre intergénérationnelle inspirée par des rythmes africains, exécutés par des musiciens en direct, avec des mouvements simples, dans un cercle de danse pour les 0 à 99 ans. Il s’agit d’une activité gratuite.

Les familles désirant participer au rassemblement Danse en famille auront accès à une visite du Jardin botanique et à une montée dans le funiculaire de la tour du Stade Olympique et ce, tout à fait gratuitement. Pour ce faire, elles doivent se rendre sur notre site Internet au www.petitsbonheurslanaudiere.com, dans la section Programmation, et télécharger et imprimer le laissez-passer afin de le montrer sur place. L’Esplanade Sun Life est située au Parc Olympique, Secteur 100-B (Métro Pie-IX) à Montréal.

L’événement Danse en famille, depuis sa création en 2010, a joint plus de 2000 personnes. Rappelons également quele Festival Petits Bonheurs est une initiative de la Maison de la culture Maisonneuve qui vise à sensibiliser les tout‐petits aux différentes disciplines artistiques.

450 759-6202 // petitsbonheurslanaudière.com

Téléchargez le laissez-passer

Marie-Michèle Rivard pour le Centre culturel de Joliette


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Le festival Petits bonheurs en route ce jeudi!

Le festival Petits bonheurs sur les routes de Lanaudière approche à grands pas! Les festivités commenceront le 1er mai jusqu’au 15 mai prochain dans différents lieux et organismes de la MRC de Joliette, d’Autray ainsi que dans douze (12) municipalités de la MRC de la Matawinie.

Le Centre culturel de Joliette (CCJ) s’estime plus que fier cette année de présenter une trentaine d’activités, destinées aux 0‐6 ans, dont vingt‐huit (28) ateliers, trois (3) spectacles et une projection cinématographique (ONF). Le coup d’envoi du festival sera donné par l’atelier Le gros orteil le 1er mai à 10h à la salle L’Arsenal, animé par Marie-Hélène D’Amour. Cette dernière animera également cet atelier le 14 mai à 10h, mais cette fois-ci, ce sera au centre communautaire Pierre Dalcourt à
St-Félix-de-Valois. De plus, le 1er mai à 10h, dans la Municipalité de St-Alphonse-Rodriguez, c’est le Lanaudois Benoît Masson qui sera au centre communautaire pour y présenter son atelier Jeux de cirque pour les tout-petits. À noter que plusieurs activités peuvent se dérouler dans la même journée, dans différents lieux de Lanaudière.

Par ailleurs, la talentueuse Elsa Perez viendra animer son fameux atelier de théâtre Éveil au théâtre, au centre communautaire de St-Thomas le 3 mai, le Musée d’art de Joliette recevra le Théâtre de la Pire Espèce pour initier les enfants aux jeux d’ombres et de lumières le 3 mai également, le conteur et musicien Franck Sylvestre électrisera le centre communautaire de Crabtree le 4 mai avec son atelier-spectacle Le conte en musique, il y aura aussi le retour de la danse maman-bébé avec la professeure Magali Dudemaine de l’École de danse Symbiose le 7 mai et de la danse afro-contemporaine avec Karine Cloutier à Ste-Béatrix le 9 mai. Pour la Fête des Mères, la Municipalité de Rawdon recevra le Collectif Bois d’laine afin de faire découvrir aux enfants l’univers de la laine. Des rendez-vous familials à ne pas manquer!

Puisque les activités se déroulent sur un vaste territoire, la population est invitée à consulter le site Internet de Petits bonheurs afin d’obtenir la programmation complète et tous les détails relatifs aux lieux de diffusion des différentes activités, mais surtout à la réservation et achat de billets au www.petitsbonheurslanaudiere.com.

Rappelons quele Festival Petits Bonheurs, quicélèbre son dixième anniversaire cette année, est une initiative de la Maison de la culture Maisonneuve, située dans le quartier Hochelaga de Montréal. Il vise à sensibiliser les tout‐petits aux différentes disciplines artistiques et à leur permettre d’explorer le monde de la création.

petitsbonheurslanaudiere.com

Marie-Michèle Rivard pour le Centre culturel de Joliette


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Messmer – Réalité ou fiction?

Anabelle Dagenais photoIls étaient nombreux à vouloir se rendre sur scène pour témoigner de la véracité des performances spectaculaires de Messmer. Quelque peu sceptique, mais tout de même craintive de me voir transformée en marionnette face à ses suggestions, je n’ai pris aucune chance. Je n’allais tout de même pas le laisser me dicter sa propre volonté pour cet article! Pour garder toutes mes idées claires et demeurer objective, j’ai mandaté quelques complices.

Charles, lui, se voulait carrément sceptique. Selon lui, certains participaient avec excès uniquement pour confirmer la réputation de Messmer. Par exemple, lors d’une «reprise» d’une scène du film Top gun, une volontaire sensée perdre sa jambe à la suite d’une explosion, crie sans conviction et semble oublier son mal à peine quelques secondes plus tard. Il observe aussi que d’autres participants quittent subitement la scène pour regagner leur siège, comme si le charme n’opérait plus.

Mathieu pense pour sa part que tout est arrangé d’avance, qu’on fait appel à des comédiens. Qui, sinon, voudrait embrasser et «aimer» un rat au point de ne plus vouloir s’en départir?

messmer_ete_detailSi mon côté rationnel abondait dans le même sens, je ne pouvais manquer de voir la foule réagir. Et pas qu’un peu! Messmer maniait les fils, la foule observait, estomaquée, bouche ouverte.

Vendue, c’est bien le cas de Noémie. Elle voyait ce spectacle pour la deuxième fois et semblait tout aussi emballée. Bien que les tests de réceptivité n’aient eu aucune incidence sur elle, elle n’en demeurait pas moins fascinée de voir à quel point certains numéros pouvaient avoir un impact majeur sur des participants. Elle relate notamment le cas où certains d’entre eux sont revenus sur scène lors de l’entracte pour «recevoir l’énergie de la boule lumineuse». Ils auraient réagi à la musique utilisée lors d’un précédent numéro. Dans le même ordre d’idée, à la fin du spectacle, deux hommes sont retournés se blottir l’un contre l’autre, amoureusement, sur l’air de Take my breath away.

Maude, qui partageait son engouement, se disait toutefois heureuse de ne pas être réceptive aux tests de réceptivité. Elle serait beaucoup trop honteuse de se mettre à pleurer sur scène comme un bébé de six mois ou d’exécuter une danse tribale préhistorique devant toute une foule et de n’en garder qu’un vague souvenir. Elle en rit, mais refuserait d’être le dindon de la farce.

Je l’avoue, je me rendais au spectacle de Messer pour en avoir le cœur net : départager le vrai du faux. Si je ne sais toujours pas sur quel pied danser, une chose est sûre, qu’on croie ou non au phénomène, le spectacle de Messmer se veut un excellent divertissement garantissant hilarité et étonnement. Qu’en avez-vous pensé?

Rappelons que Messmer sera de retour en 2015, soit le 18 avril, à la Salle Rolland-Brunelle. Les billets sont déjà en vente, mais il faut faire vite! Cliquez ici pour vous procurer des billets.

Rédigé par Anabelle Dagenais pour le Centre culturel de Joliette


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Marius et Fanny, une pièce romantique vue par Anabelle Dagenais

Anabelle Dagenais photoMarius et Fanny, une histoire qui verse dans ce qu’il y a de plus romantique! Les personnages principaux, qui prêtent leur nom à la pièce, se côtoient depuis toujours et éprouvent, à leur insu, de forts sentiments amoureux l’un pour l’autre.

Fanny a le désir se marier avoue-t-elle à Marius, lors d’une discussion au «Bar de la Marine», tenu par César,Marius et Fanny_détail2 le père du jeune homme. Seulement, alors que leur destinée amoureuse semble tracée d’avance et sur le point d’éclore, on apprend que Marius chérit depuis longtemps le projet de prendre le large. Cependant, ce plan qu’il aspire ardemment à concrétiser, rend impossible toute union avec la belle.

Il hésite cependant lorsqu’il réalise qu’il n’est plus le seul à courtiser la jolie Fanny. En effet, le richissime maître-voilier du village, Panisse, de trente ans son aîné, souhaite avoir sa main. Fanny, voyant là une occasion en or de presser Marius vers une demande en mariage, use de combines pour simuler un intérêt envers le vieux prétendant. Elle réussit ainsi à éveiller un sentiment de jalousie chez Marius. Sa stratégie, quoiqu’habile, ne parvient toutefois pas à le convaincre de rester à ses côtés.

Devant cette évidence, Fanny accepte de le laisser partir, ne voulant pas freiner son bonheur. Quel destin, dès lors, attend ces deux personnages ?

Marius et Fanny_détailLA PIÈCE EN SOI
César, interprété par Rémy Girard, attirait particulièrement les rires du public. Attachant malgré ses défauts, il était indéniablement le favori de tous. La tante de Fanny, jouée par Sophie Faucher, nous charmait tellement elle était drôle et savoureuse, et ce, malgré son rôle modeste. Lorsqu’elle était sur scène, nous n’avions d’yeux que pour elle. Si Marie-Pier Labrecque (Fanny) et François-Xavier Dufour (Marius) offraient une prestation sans faute, l’interprétation de Rémy Girard et de Sophie Faucher a, sans conteste, volé la vedette.

Marseille à nos oreilles
Déroutant de prime abord, l’accent marseillais est vite assimilé, voire oublié, grâce à l’interprétation crédible des comédiens. On se laissait rapidement gagner par l’histoire. Les blagues, rédigées par Marcel Pagnol vers 1930, étaient quant à elles toujours actuelles, car ponctuées de rires sincères partagés partout dans la salle. Les pièces musicales choisies dénotaient une sélection minutieuse qui apportait une ambiance des plus réussies.

Marius et Fanny_détail3Marseille devant nos yeux
S’il n’y avait qu’un point sur lequel je pouvais insister, ce serait sur la splendeur des décors. La journée auparavant, j’avais visionné la version récente du film Marius, question de me mettre dans l’ambiance.Quel ne fut pas mon étonnement, quand, devant mes yeux, j’ai retrouvé une copie presque conforme du décor que l’on m’offrait dans le film. Si parfois la disposition d’une pièce de théâtre et les déplacements sont plus ardus qu’au cinéma, notre regard n’en était pas le moindrement gêné.

Une utilisation judicieuse de la lumière laissait deviner le moment de la journée à travers ce qui avait l’apparence d’une vitre. Tout aussi brillamment, l’éclairage formait des ombres chinoises d’où se dessinaient des mâts de bateaux.

Avec deux unités de décors, ce n’est pas moins de quatre lieux distinctifs que l’on visitait : l’intérieur et l’extérieur du «Bar de la Marine», la maison-boutique de Panisse, puis la demeure de Corinne, la mère de Fanny. Cette réussite, on la doit à l’excellent décorateur, Jean Bard.

Vous étiez sur place ? Laissez-moi vos commentaires! Il me fera plaisir de vous lire!

Rédigé par Anabelle Dagenais pour le Centre culturel de Joliette