Spectacles Joliette

Les nouvelles du Centre culturel de Joliette


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Message de Louis-José Houde

lj_houde_officielle C’est dans la nostalgie, et des vêtements de scène vraiment usés, que je vous convie aux dernières représentations de mon troisième spectacle solo, Les heures verticales. Après 400 représentations, je me dis qu’il serait temps de l’apprendre par cœur, mais surtout d’accrocher mon micro pour profiter de la vie et essayer de nouvelles sortes de céréales. Sérieux, ils sont rendus à combien de saveurs de Mini-Wheats? 26? Mon spectacle a fait rire 350 000 spectateurs (mais l’autre jour, j’ai vu un monsieur qui dormait violemment dans la première rangée à Granby) et s’adresse à un public de tous âges, sauf les 49 ans, car ils ne pensent qu’à la cinquantaine qui arrive, se remettent en question et n’écoutent pas les blagues. Ce spectacle avait obtenu des critiques très élogieuses à sa sortie, en plus de survivre à l’hiver 2015, à la commission Charbonneau et à l’échange de Travis Moen.

Au plaisir de vous y retrouver. Vous surveillerez mon jeu de pieds, j’ai beaucoup travaillé la fluidité de mes mouvements.

Louis-José Houde

*L’humoriste sera en spectacle le samedi 24 octobre, à 20h, à la Salle Rolland-Brunelle.


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Un retour fracassant

16 ans après leur dernier album, Catharsis, Blasting All Rotten Fuckers, groupe mythique de la scène hardcore montréalaise, remonte sur les planches partout dans la province pour rappeler le bon vieux temps aux fans, mais, surtout, pour casser la baraque avec les chansons de leur nouvel album entièrement en français : Brûle, Consume, Torture. Le 7 mars dernier, Joliette y a eu droit…

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Suite à leur séparation en 1999 (après 14 ans d’existence), les membres du groupe se sont réunis quelques fois pour donner divers spectacles, mais cette fois-ci, le retour est coulé dans le béton. Accompagnés de deux « métalleux » québécois bien connus, Dominique Lapointe (basse) et Carlos Araya (batterie), Marc Vaillancourt (voix) et Denis Lepage (guitare) ont tout le sang neuf et l’âme nécessaires pour faire renaître B.A.R.F. de ses cendres.

Comme pour favoriser la communication avec les fans, le concert s’est déroulé dans une ambiance assez particulière, sur la scène de la Salle Rolland-Brunelle, dans une sorte de huis clos très convivial. Une formule à répéter à coup sûr.

Pour sa rentrée joliettaine, B.A.R.F. a choisi local pour s’assurer une bonne première partie. C’est donc le groupe Rust qui s’est occupé de réchauffer la salle : l’entreprise a été un succès. La musique lourde et intense de la formation, de même que ses paroles suivant l’actualité (notamment sur le terrorisme religieux), ont suscité les passions du public, qui commençait progressivement à laisser tomber ses barrières. La prestation de Rust a également renforcé le caractère intime du concert puisque les musiciens semblaient avoir beaucoup d’amis dans la salle. Leur passage électrisant s’est terminé par un grand moment de respect pour les têtes d’affiche de la soirée.

Alors que les spectateurs commentaient encore le passage de Rust, les membres de B.A.R.F. sont montés sur la scène assez discrètement et Denis Lepage a attaqué les premières notes du premier morceau. Cette entrée fracassante a été surprenante, mais a créé tout un effet. Les musiciens avaient tous l’air très captivants de cette manière. Les présentations ont suivi par après, mais sans longueur. Marc Vaillancourt sait séduire un public sans trop de mots et est conscient que sa musique est bien plus efficace à cet effet.

Les chansons, empruntées à différentes époques de leur répertoire, ont trouvé un public docile qui paraissait connaître toutes les paroles. Vaillancourt, pour qui la salle n’était jamais assez survoltée – il a même comparé la soirée à des funérailles pour réveiller les spectateurs – s’est doté d’une vaste chorale en reprenant le concept bien populaire de la chanson à répondre. Ce chant est presque devenu indépendant du chanteur, car les gens présents semblaient avoir chanté ces chansons plusieurs fois sous leur douche. La salle s’est vraiment élevée lorsque le puissant chanteur a entamé une fameuse reprise du groupe montréalais Damnation, Le p’tit poisson, parue en 1992 sur leur premier album complet : Tumulte. Tous ont répondu à la demande de Vaillancourt et ont chanté en cœur.

La soirée n’est pas restée sans surprise, et ce, des deux côtés de la scène. Marc Vaillancourt a présenté une invitée aux spectateurs et leur a offert un duo à glacer le sang. Par contre, lui aussi s’est fait surprendre après son titre Whisky, un morceau à saveur traditionnelle sur leur dernier album, en se voyant offrir une tournée du dit alcool fort pour lui et son groupe.

C’est sur cette même camaraderie que le spectacle s’est terminé, avec un généreux rappel de plus de deux chansons. Dans une montée dramatique parfaite (Denis Lepage malmenait sa guitare comme un possédé), les notes finales ont laissé place à des remerciements sincères. La dernière image visible du passage de B.A.R.F. à Joliette était l’ombre des membres du groupe serrant les mains des fans sur une scène obscurcie.

par Samuel Paré pour le Centre culturel de Joliette


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Plaisir et bonheur en compagnie de Fred Pellerin

Le conteur émérite et fierté nationale Fred Pellerin offrait, vendredi soir dernier à Joliette, son tout dernier spectacle intitulé « De peigne et de misère ». Bercé par une folie contagieuse, Pellerin entreprit de réchauffer par cette soirée froide d’hiver les centaines d’amateurs venus s’assembler pour écouter et apprécier histoires et chansons bien d’ici. Le spectacle, vraisemblablement présenté à guichet fermé, réunissait des gens de tous âges et de tous les horizons, venus déguster le verbe unique du conteur et s’imprégner de son univers pittoresque et déjanté.

Fred Pellerin livre une performance teintée d’une sobriété remarquable : la scène est équipée d’une chaise, d’une guitare, et d’un microphone. Le verbomoteur n’a de toute évidence pas besoin de plus de fioritures pour enchanter son auditoire. Le spectacle coule lentement, calembour par calembour, image par image, toujours dans une intimité rappelant les veillées traditionnelles les plus mémorables. Fred Pellerin maîtrise le français sur le bout des doigts et multiplie les déformations sémantiques pour charmer le public, féru de tournures de phrases burlesques ajoutant beaucoup de couleur à sa performance. Le conteur n’a pas qu’une seule corde à son arc : celui-ci livre plusieurs chansons de son cru, fortes d’un contenu lyrique exceptionnel et de mélodies douces et enchanteresses. Pellerin marie en beauté une poésie touchante au son mystique de sa guitare et de son harmonica, appuyant avec brio l’atmosphère pour laquelle il connaît un si grand succès. Il ravit son auditoire à chaque performance dans un plaisir et une intimité magnifique. À voir absolument!

par Cédric Joly pour le Centre culturel de Joliette


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L’énergie contagieuse de Rachid Badouri

Le trépidant Rachid Badouri s’amenait à Joliette en supplémentaire pour son spectacle « Rechargé » le 19 décembre dernier. Fraîchement revenu de la France, l’humoriste retrouvait avec grand plaisir le public québécois.

La salle est comble et une atmosphère électrique règne dans la pièce. Badouri explose dès les premières minutes de son spectacle, débordant d’énergie et transmettant une joie contagieuse au public. Il conquit son auditoire par son charisme hypnotisant et son humour incisif frôlant la moquerie, mais toujours exécuté avec une habileté exceptionnelle et une aisance naturelle. Rachid Badouri décoche des flèches à la vitesse de l’éclair, pince-sans-rire de haute voltige. Celui-ci possède une présence scénique magnifique, utilisant mimiques et un langage corporel pour pimenter sa performance, le rendant inévitable aux regards. L’humoriste travaille également avec de multiples effets  et « punchs » musicaux poussant son spectacle vers de nouveaux horizons en ce qui concerne la mise en scène, assurée par le talentueux Guy Lévesque (Galas Juste Pour Rire, Laurent Paquin, Marie-Mai, etc.). Leur duo crée des étincelles tout au long de la soirée.

Blaguant sur son père et sa nationalité, allant de son mariage jusqu’à son séjour en France, Badouri se dévoile et raconte ses expériences dans une avalanche de calembours qui allient ironie et un puissant talent pour l’anecdote. L’entracte surprend la foule, toujours en train de se remettre du dernier effort de l’humoriste. Quelque vingt minutes plus tard, Rachid Badouri remonte sur scène avec la même énergie qu’au début de la soirée, livrant une performance digne des plus grands noms de l’humour au Québec. Sans faute, l’humoriste savoure son moment de gloire à chaque instant, alors en totale possession de ses moyens. Généreux de son temps, la bête de scène offre plus ou moins trente minutes d’extra, indiquant qu’il ne peut pas rester pour rencontrer ses fans après la représentation à cause d’une urgence. Rachid Badouri offrit donc une représentation remarquable au public de Joliette, fort d’un accueil chaleureux qui rappela à l’humoriste qu’il était bien chez lui sous les projecteurs.

par Cédric Joly pour le Centre culturel de Joliette


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Guillaume Pinard de concert avec l’Orchestre symphonique des jeunes de Joliette

Le Festival & Concours de musique classique de Lanaudière fut créé en 1962 par le Père Fernand Lindsay pour, entre autres, donner envie aux jeunes d’apprendre la musique classique. Au printemps 2015, le Festival et Concours en sera à sa 54e édition. Depuis 2010, c’est le Centre culturel de Joliette qui l’organise et sa Fondation qui le parraine.

Guillaume Pinard, le gagnant de la classe concerto de la dernière édition du Festival & Concours de musique classique de Lanaudière, jouera avec l’Orchestre symphonique des jeunes de Joliette (OSJJ) lors du concert de Noël le 21 décembre prochain.

Ce jeune homme a commencé ses cours de piano classique à l’âge de 8 ans avec Diane Courtemanche qui enseignait à l’époque au Studio de Musique de Diane Drouin, affilié à l’École Vincent d’Indy.

En septembre 2011, il devient l’élève de Marie-Claude Bilodeau, enseignante au Cégep de Joliette où il entreprend un double DEC en musique et en science humaine au Cégep de Joliette. Durant ses études, il recevra la bourse des enseignants ainsi que la bourse des meilleures notes académiques en musique. En 2014 et 2014, des bourses lui seront remises pour ses 2e et 3e places au concours de concertos organisé par le Cégep.

Guillaume a également participé à de nombreuses classes de Maître au Centre d’Arts Orford et avec Lorraine Prieur.

Même s’il s’intéresse à la politique et à l’histoire, le piano occupe une place prépondérante dans sa vie : en plus de son apprentissage personnel, Guillaume Pinard enseigne à deux écoles de Repentigny où il est d’ailleurs reconnu pour son implication musicale. En janvier 2015, il entamera des études en interprétation à l’Université de Montréal.

Lors du concert de Noël de l’OSJJ, il interprétera le 1er mouvement du 2e concerto de Camille Saint-Saëns,  pianiste, organiste et compositeur français de l’époque post-romantique.

Le 21 décembre, venez encourager la relève!


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Mario Jean est «spécial»… mais dans le bon sens

Moi_Mario_800px«48, presque 60»

Le temps passe à une vitesse folle, déclarait celui qui s’arrêtait à Joliette pour une période qui, comme pour prouver ses dires, a semblé filer entre mes doigts.

Pour Mario Jean, l’heure est à l’autoréflexion, d’où le nom de sa nouvelle tournée depuis printemps 2014, Moi Mario. Au tournant de sa prétendue «soixantaine» et abonné aux thérapies, l’humoriste chéri du show-biz québécois nous fait part de ses observations existentielles, lesquelles la majorité de l’assistance approuve d’un rire franc.

Aucun Ti-Guy Beaudoin dans le coin, Mario Jean se retrouve seul avec lui-même avec la tâche ardue de nous faire passer une soirée formidable. Mission qu’il réussit avec brio.

Et pourtant…a priori, tout était en place pour me faire passer un mauvais quart d’heure (plutôt 2 heures).

J’explique.

Les femmes, particulièrement la sienne (dont les pattes d’oie sont devenues d’écrasantes pattes d’autruche sur son visage le matin), demeurent des cibles faciles de son humour quelque peu macho.

Mais pas seulement elles.

Les jeunes (en particulier les cégépiens) en bavent aussi, victimes sur lesquelles il jette un regard pessimiste. À l’apogée du «pognage de beigne», il compare les adolescents et les cégépiens à des zombies tapissant les sous-sols du Québec.

Mais pas seulement eux.

Les Lanaudois ont également eu une part du gâteau, surtout ceux de Saint-Charles-Borromée. Une craque n’en attendait pas une autre pour narguer les gens de la région, soit l’auditoire devant lui.

Pour la jeune femme qui était encore récemment étudiante au Cégep dans la région que je suis, tous les ingrédients étaient réunis et me visaient directement.

Et pourtant, il est pratiquement impossible de résister à la caricature volontaire que nous joue Mario Jean d’un homme peu ouvert d’esprit de la fin quarantaine.  Avec son sens de la répartie très aiguisé et son approche simple et efficace, il n’a pas fini de nous charmer.

Ce qu’il affectionne par-dessus tout, c’est la scène, nous déclare-t-il à la fin.

Et ça, à le voir aller, on y croit de tout cœur.

Anabelle Dagenais pour le Centre culturel de Joliette

Mario Jean sera en supplémentaire le 23 janvier 2015. Informations à la billetterie ou au spectaclesjoliette.com 


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PATRICE MICHAUD, une découverte à faire à tout prix!

PatriceMichaud_nouvelle©Anthony JourdainAvant la soirée de jeudi passé, Joliette ne pouvait que se douter à quel point Patrice Michaud sait mettre feu aux planches. Dans la salle, le public s’installe, délicieusement hétéroclite: des couples aux groupes d’amies en pensant par des parents et leurs enfants. Évidemment, on retrouve quelques fans avérés qu’on reconnaît à leurs cris enthousiastes récompensant l’arrivée du chanteur, mais encore plus nombreux sont ceux qui sont là pour la découverte. Ceux-ci n’auront toutefois pas l’occasion de regretter leur choix.

Accueilli par un tonnerre d’applaudissements, Michaud lance un chaleureux et dynamique «Bonsoir, belles gens de Joliette!», donnant par le fait même le ton à la soirée. C’est toujours avec simplicité, humour et charme qu’il prendra la parole. Il entame d’ailleurs le spectacle en annonçant avoir fait un effort spécial pour fitter avec la salle (portant une chemise du même bleu flamboyant). Son groupe entame alors une première chanson. C’est alors qu’on peut officiellement déclarer que le folk-rock de Michaud sait faire vibrer les foules. Les textes sont splendides, le talent des musiciens est indéniable et les mélodies sont plus qu’accrocheuses. D’autant plus, que le groupe a un indiscutable charisme. À la fois charmants, simples et rockers, les cinq artistes ont l’air de gentilshommes avec le soupçon de dissidence qu’il faut pour séduire. Ils ont de la classe et du mordant.

Cette attitude se reflète bien évidemment dans leurs chansons. Malgré le grand talent instrumental et la beauté des textes, c’est la simplicité qui domine dans l’oeuvre et qui confère au spectacle ce caractère aussi chaleureux. La complicité entre les musiciens est également indéniable. On voit que la scène est pour eux bien plus qu’un métier, mais une passion, sincère et profonde. Les musiciens ont le sens de la fête et ça paraît! La guitare et la basse électrique contribuent à cette ambiance festive, ajoutant ce qu’il faut de rock pour faire danser une foule. Nous aurons d’ailleurs droit à un amusant pastiche de Retour dans le futur en fin de première partie, le tout assaisonné d’accessoires «d’époque» et d’une danse digne du plus puissant des rock ‘n roll.

Il serait sacrilège dans une telle critique de ne pas souligner l’excellent travail que Michaud fait comme chanteur. Sa voix chaude, profonde et son accent (aucunement déguisé) ajoutent à la sincérité de l’oeuvre et permettent de toucher tous et chacun, prouvant que l’universel se trouve bien plus souvent dans les musiques très personnelles et la poésie de l’intimité que dans les chansons généralistes. La lumière sobre qui baigne le groupe de couleurs légères permet de souligner la beauté simple du spectacle.

Autre point rendant indiscutable la qualité du «Feu de chaque jour» est l’animation. Bien loin de se contenter de blagues faciles et de brève présentations des chansons, Michaud fait étalage d’incroyables capacités de conteur. Qu’il nous raconte sa découverte de la sexualité avec le développement de techniques pour regarder «Bleu nuit» ou le moment très touchant où il a appris qu’il allait être papa, il assaisonne toujours ses histoires d’un humour fin et bon-enfant. Il verse même dans l’imaginaire en nous racontant comment il a surpris les mannequins de «chez Monette» en train de discuter. Du conteur, il a vraiment tout: le charisme, le ton et la capacité à faire rire ou à émouvoir. Cependant, cela n’enlève rien à la poésie de son oeuvre musicale, à la beauté des harmonies vocales qui la jonchent et aux capacités instrumentales remarquables du groupe.

Quand Michaud quitte la scène, les applaudissements tonnent. C’est de bon coeur que le public appelle le groupe et on peut se permettre de penser que le coup de foudre est mutuel. Il rembarque sur scène, en courant, la main sur le coeur et les yeux un brin mouillé.

«Quand t’es un artiste établi, que ton public te suit tout l’temps, tu prends ton temps, tu te grouilles pas, mais quand y’a une partie d’la salle qui commence à te connaître et qu’ils en redemandent, là tu sais que quelque chose se passe et tu peux pas t’empêcher de te dépêcher.», lance-t-il.

En espérant que Michaud se dépêche aussi de revenir à Joliette, puisque cet artiste est véritablement une découverte à faire à tout prix.

 Rosalie Lapalme-Coderre pour le Centre culturel de Joliette