Spectacles Joliette

Les nouvelles du Centre culturel de Joliette


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Message de Louis-José Houde

lj_houde_officielle C’est dans la nostalgie, et des vêtements de scène vraiment usés, que je vous convie aux dernières représentations de mon troisième spectacle solo, Les heures verticales. Après 400 représentations, je me dis qu’il serait temps de l’apprendre par cœur, mais surtout d’accrocher mon micro pour profiter de la vie et essayer de nouvelles sortes de céréales. Sérieux, ils sont rendus à combien de saveurs de Mini-Wheats? 26? Mon spectacle a fait rire 350 000 spectateurs (mais l’autre jour, j’ai vu un monsieur qui dormait violemment dans la première rangée à Granby) et s’adresse à un public de tous âges, sauf les 49 ans, car ils ne pensent qu’à la cinquantaine qui arrive, se remettent en question et n’écoutent pas les blagues. Ce spectacle avait obtenu des critiques très élogieuses à sa sortie, en plus de survivre à l’hiver 2015, à la commission Charbonneau et à l’échange de Travis Moen.

Au plaisir de vous y retrouver. Vous surveillerez mon jeu de pieds, j’ai beaucoup travaillé la fluidité de mes mouvements.

Louis-José Houde

*L’humoriste sera en spectacle le samedi 24 octobre, à 20h, à la Salle Rolland-Brunelle.


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L’énergie contagieuse de Rachid Badouri

Le trépidant Rachid Badouri s’amenait à Joliette en supplémentaire pour son spectacle « Rechargé » le 19 décembre dernier. Fraîchement revenu de la France, l’humoriste retrouvait avec grand plaisir le public québécois.

La salle est comble et une atmosphère électrique règne dans la pièce. Badouri explose dès les premières minutes de son spectacle, débordant d’énergie et transmettant une joie contagieuse au public. Il conquit son auditoire par son charisme hypnotisant et son humour incisif frôlant la moquerie, mais toujours exécuté avec une habileté exceptionnelle et une aisance naturelle. Rachid Badouri décoche des flèches à la vitesse de l’éclair, pince-sans-rire de haute voltige. Celui-ci possède une présence scénique magnifique, utilisant mimiques et un langage corporel pour pimenter sa performance, le rendant inévitable aux regards. L’humoriste travaille également avec de multiples effets  et « punchs » musicaux poussant son spectacle vers de nouveaux horizons en ce qui concerne la mise en scène, assurée par le talentueux Guy Lévesque (Galas Juste Pour Rire, Laurent Paquin, Marie-Mai, etc.). Leur duo crée des étincelles tout au long de la soirée.

Blaguant sur son père et sa nationalité, allant de son mariage jusqu’à son séjour en France, Badouri se dévoile et raconte ses expériences dans une avalanche de calembours qui allient ironie et un puissant talent pour l’anecdote. L’entracte surprend la foule, toujours en train de se remettre du dernier effort de l’humoriste. Quelque vingt minutes plus tard, Rachid Badouri remonte sur scène avec la même énergie qu’au début de la soirée, livrant une performance digne des plus grands noms de l’humour au Québec. Sans faute, l’humoriste savoure son moment de gloire à chaque instant, alors en totale possession de ses moyens. Généreux de son temps, la bête de scène offre plus ou moins trente minutes d’extra, indiquant qu’il ne peut pas rester pour rencontrer ses fans après la représentation à cause d’une urgence. Rachid Badouri offrit donc une représentation remarquable au public de Joliette, fort d’un accueil chaleureux qui rappela à l’humoriste qu’il était bien chez lui sous les projecteurs.

par Cédric Joly pour le Centre culturel de Joliette


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Jeremy Demay : énergie, plaisir et bonne humeur!

Énergie, plaisir et bonne humeur sont quatre mots qui caractérisent à merveille l’humoriste d’origine française Jérémy Demay. Celui-ci performait jeudi passé à la Salle Roland-Brunelle de Joliette. Dès le début de la représentation, les jeux de lumières et la musique donnent le ton. Une énergie digne des plus grandes stars du Rock envahit la salle et motive la foule à faire du bruit. Demay arrive sur scène tout sourire, déjà entrain de s’approprier le public. Il discute allègrement avec celui-ci, faisant connaissance avec plusieurs individus. Ce climat de confiance et de proximité donne une force supérieure à Jérémy Demay, capable de toucher individuellement chaque personne venue voir son spectacle. L’humoriste alignait calembours sur la relation Québec/France, sur les femmes et leurs habitudes, toujours avec sincérité et un plaisir contagieux. Le grand bonhomme s’amuse comme un fou. Rare sont les humoristes du vieux pays qui réussissent à percer aussi bien dans la Belle Province. L’humoriste sort des sentiers battus avec un style percutant, une énergie débordante et une honnêteté magnifique, autant par son propos que par le bonheur qu’il dégage. Il nous amène à l’entracte dans une tempête de blagues entourant la musique, guitare en main. Il revient tout aussi énergique quelques minutes plus tard, parcourant la foule pour s’amuser avec plusieurs personnes. Il offre même du vin à ceux qui ont la chance (ou la malchance) d’attirer son attention! Sans retenue et véritablement choyé par ce qui lui arrive, Jérémy Demay laisse sa trace partout où il passe, répandant les sourires et la bonne humeur. Du plaisir assuré!

par Cédric Joly pour le Centre culturel de Joliette


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Plus gros que nature avec P-A Méthot

C’est devant une salle comble et réceptive que P-A Méthot présentait son tout premier one-man show, Plus gros que nature, jeudi soir à la Salle Rolland-Brunelle. Ne connaissant pas ou à peu près pas le bonhomme (je l’avais déjà vu à En route vers mon premier gala sur les ondes de feu Canal Vox), je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait.

Dès les premières secondes du spectacle, la présence et l’énergie de Méthot ont déjà pris le public d’assaut, réagissant à ses moindres mots par des rictus systématiques. P-A déballait à merveille de multiples calembours entourant son coin de pays, la Gaspésie. Celui-ci nous décrivait ses habitudes de vie, ses opinions et pensées avec une simplicité déconcertante, mais jamais superflue. L’humour de l’humoriste se traduit par un sens du timing remarquable, un franc-parler redoutable qui rejoint le public et des thèmes universels comme les femmes, les anecdotes de boisson, la famille, etc. Mention spéciale à la grivoiserie dont faisait preuve le personnage. Méthot le rappelait en répétant : « Si vous pensez ressortir plus intelligent d’icitte, vous n’êtes pas à la bonne place! »

La foule était comblée, moi aussi. Par ses textes définitivement bien écrits et l’énergie continuelle qu’il dégage, P-A Méthot nous faisait passer par toute la gamme des émotions et venait nous chercher dans notre plus séculière intimité avec ses histoires déjantées et sa capacité à nous faire s’y identifier. Après une bonne heure de rires bruyants et coupables, l’humoriste a annoncé l’entracte.

Il reprendra de plus belle alors armé d’une guitare électrique, témoignant ainsi son amour profond pour la musique. Méthot a interprété de façon écourtée plusieurs grands classiques incluant Another Brick In The Wall de Pink Floyd. De la même façon qu’au tout début, l’humoriste enchaînait magistralement l’anecdote et l’analyse humaine. Celui-ci ne pouvait s’empêcher d’accumuler les parenthèses, véritable point fort de son humour. Chacune de ses interventions ravissaient le public et ajoutaient une autre dimension à sa performance. L’humoriste a conclue avec le moment émouvant de la soirée où il remémore son père, récemment décédé. Avec franchise et amour, il a rendu hommage à un homme qui, pour lui, était « plus gros que nature ».

Cédric Joly pour le Centre culturel de Joliette


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Le temps ne court pas trop vite pour Lise Dion!

Le 29 août dernier, l’humoriste Lise Dion s’arrêtait à la Salle Rolland-Brunelle pour présenter son plus récent spectacle : Le temps qui court. C’est devant une salle pleine à craquer que l’humoriste chérie des Québécois a fait vibrer Joliette.

Dès les premières secondes du spectacle, le titre évocateur prend tout son sens et l’angle choisi par Lise Dion saute au visage des spectateurs. En effet, une gigantesque horloge à pendule fait résonner les secondes pour ensuite laisser place à un diaporama avec des photos de Lise à tous les âges. Le tout est accompagné d’une chanson très personnelle. C’est avec la même approche amicale et attendrissante que l’humoriste fera son entrée sur scène, acclamée de toutes parts par son public.

Visiblement contente d’être sur les planches, Lise Dion scellera son lien avec les spectateurs dès ses premiers mots en les traitant comme de la visite. Elle ira même jusqu’à leur demander quand était leur dernière rencontre! L’humoriste commence ainsi son spectacle, en racontant ce qui lui est arrivé pendant l’ « absence » de son public.

Les premières blagues porteront sur son poids. Elle utilisera ce sujet pour traduire la pression sociale grandissante sur l’apparence physique, mais également sur l’alimentation. Ses scènes loufoques à l’épicerie rejoindront plus d’une femme dans la salle et déclencheront des rires intenses. Lise Dion ne manquera pas d’aborder aussi les thérapies, une autre mode gagnant en popularité. Elle nous fait le compte-rendu de ses rencontres avec son spécialiste et en tire des conclusions réconfortantes pour l’estime de soi. Un beau message pour faire rire les femmes mal à l’aise avec leur corps. Elle conclut en lâchant : « Toutoune power! » Cette affirmation ne manquera pas de soulever un tonnerre d’applaudissements.

Viendra ensuite la « maladie » de la ménopause, comme elle se plaît à l’appeler. Cet inévitable sujet a su rappeler de drôles de souvenirs aux femmes plus âgées et sympathiser avec celles vivant présentement cette situation. Même les adolescentes, tordues de rire, ont pu reconnaître leur mère. Lise Dion exploitera ce sujet vedette pour aborder ensuite sa maladresse face à la mode santé. Elle utilisera notamment l’exemple du yoga (particulièrement le costume moulant versus son poids, vous l’aurez deviné). L’image, assez forte, fera vibrer la salle sous les rires.

Avec tous ces questionnements sur les effets physiques et métaphysiques de la ménopause, l’humoriste nous entraîne ensuite dans une suite logique en évoquant la libido au sein des vieux couples. Les efforts ridicules, mais attachants de son fameux « Marcel » ont rendu les spectateurs presque hystériques. Le sens du timing de Lise Dion a été rudement mis à l’épreuve, car elle devait fréquemment s’arrêter pour laisser les gens rire. Dans ce segment, c’est également au tour des hommes d’être éclaboussés. Coup de théâtre, Marcel l’a laissée pour assouvir ce qu’elle nomme « le dernier rappel du coq », ou la ménopause masculine. Les hommes dans l’assistance ont été confrontés à l’empire en pleine expansion de la pilule bleue et à leurs échecs maladroits avec les femmes plus jeunes. Face à cette escapade, Lise Dion garde la tête froide, mais en profite pour ce remettre elle aussi à la séduction. S’ensuivront des tonnes de péripéties pour la remettre sur le marché des cœurs. L’humoriste fait bien ressortir le ridicule de la chirurgie plastique et du « flirt » moderne (sites de rencontre, bronzage, sports de rencontre, etc.) Bien sûr, leurs aventures sont peu concluantes et les vieilles pantoufles reviennent ensemble. Viendra alors un travail de couple important aidé en rien par la démocratisation du sex-shop.

Le temps n’arrête jamais sa course (c’est le mot d’ordre du spectacle), et les enfants de Lise ont déjà quitté le domicile familial. L’humoriste aborde ce sujet parfois terrifiant pour les parents sous un angle très léger et évoque même la liberté. Elle va jusqu’à raconter son accouchement à sa fille d’une manière terrifiante, ce qui a bien fait rire les nombreuses mères dans la salle. Plus d’enfants, ça veut dire des vacances! Lise Dion nous raconte les siennes dans le Sud. Son talent avec les langues et sa dynamique de couple douteuse ont bien failli asphyxier quelques personnes dans l’assistance.

Face au rythme implacable du temps, Lise Dion se projette finalement dans le futur et s’attaque à la mort. Elle nous parlera directement, mais aussi à travers une version vieillie d’elle-même qui ne demande qu’à mourir pour fuir une vie plus que pénible dans un CHSLD. Ce sujet est lourd, mais aucune lourdeur ne s’est pointé le bout du nez. Jeunes et vieux riaient de bon cœur, probablement pour des raisons différentes : là était toute la beauté de la chose.

À la fin du spectacle, c’est une Lise Dion comblée de bonheur qui est revenue sur scène savourer son ovation debout, déclarant qu’elle avait beaucoup de plaisir à faire le plus beau métier du monde : celui de nous faire rire. Une chose est sûre, le temps court, mais avec Lise Dion, il est de qualité.

 Samuel Paré pour le Centre culturel de Joliette


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Dieu Merci, le spectacle dont vous êtes le héros!

Le spectacle Dieu Merci!, dérivé de l’émission animée par Éric Salvail, sera à l’affiche de la Salle Rolland-Brunelle les 31 juillet, 1er, 7 et 8 août 2015. Après deux ans de résidence à Sorel, la version «scène» de la célèbre émission de télévision entame une tournée au Québec pour vous offrir un spectacle unique rempli de rires, de complicité, d’improvisation et de numéros savoureux.

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Chaque soir, vous déciderez quels sketchs vous souhaitez voir. Vous bâtirez donc votre spectacle, ce qui veut dire que toutes les représentations seront différentes!

Contrairement à la télévision, il n’y aura pas de censure : toutes les folies seront permises pour le plus grand plaisir des comédiens et le vôtre! Dieu Merci!, c’est 15 sketchs, 15 décors, plus de 250 costumes, un animateur, 3 comédiens maison et 3 artistes invités. Qui sera à Joliette à l’été 2015? C’est à suivre au cours des prochains mois!

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Valérie Laurin pour le Centre culturel de Joliette // crédit photo : Gilbert Fortier


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Mario Jean est «spécial»… mais dans le bon sens

Moi_Mario_800px«48, presque 60»

Le temps passe à une vitesse folle, déclarait celui qui s’arrêtait à Joliette pour une période qui, comme pour prouver ses dires, a semblé filer entre mes doigts.

Pour Mario Jean, l’heure est à l’autoréflexion, d’où le nom de sa nouvelle tournée depuis printemps 2014, Moi Mario. Au tournant de sa prétendue «soixantaine» et abonné aux thérapies, l’humoriste chéri du show-biz québécois nous fait part de ses observations existentielles, lesquelles la majorité de l’assistance approuve d’un rire franc.

Aucun Ti-Guy Beaudoin dans le coin, Mario Jean se retrouve seul avec lui-même avec la tâche ardue de nous faire passer une soirée formidable. Mission qu’il réussit avec brio.

Et pourtant…a priori, tout était en place pour me faire passer un mauvais quart d’heure (plutôt 2 heures).

J’explique.

Les femmes, particulièrement la sienne (dont les pattes d’oie sont devenues d’écrasantes pattes d’autruche sur son visage le matin), demeurent des cibles faciles de son humour quelque peu macho.

Mais pas seulement elles.

Les jeunes (en particulier les cégépiens) en bavent aussi, victimes sur lesquelles il jette un regard pessimiste. À l’apogée du «pognage de beigne», il compare les adolescents et les cégépiens à des zombies tapissant les sous-sols du Québec.

Mais pas seulement eux.

Les Lanaudois ont également eu une part du gâteau, surtout ceux de Saint-Charles-Borromée. Une craque n’en attendait pas une autre pour narguer les gens de la région, soit l’auditoire devant lui.

Pour la jeune femme qui était encore récemment étudiante au Cégep dans la région que je suis, tous les ingrédients étaient réunis et me visaient directement.

Et pourtant, il est pratiquement impossible de résister à la caricature volontaire que nous joue Mario Jean d’un homme peu ouvert d’esprit de la fin quarantaine.  Avec son sens de la répartie très aiguisé et son approche simple et efficace, il n’a pas fini de nous charmer.

Ce qu’il affectionne par-dessus tout, c’est la scène, nous déclare-t-il à la fin.

Et ça, à le voir aller, on y croit de tout cœur.

Anabelle Dagenais pour le Centre culturel de Joliette

Mario Jean sera en supplémentaire le 23 janvier 2015. Informations à la billetterie ou au spectaclesjoliette.com 


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Les sympathiques névroses d’André Sauvé

Anabelle Dagenais photoComment avez-vous dégusté votre café ce matin? Le coude droit en l’air? Votre petit doigt séparé de ses frères? À quel moment avez-vous ouvert la bouche? Et que faisait votre bras gauche pendant que le droit s’activait?

Voilà un bel exemple des absurdités hilarantes auxquelles on reconnaît le style d’André Sauvé. Sa conscience d’ÊTRE fait vivre à l’humoriste nombre d’angoisses existentielles qu’il partage avec nous pendant près de deux heures, pour notre plus grand plaisir. Le personnage n’est pas de tout repos!

Au fait, avez-vous bien dormi ou avez-vous plutôt passé votre nuit, tout comme lui, à essayer de découvrir où s’en va le blanc quand la neige fond?

Vous avez prévu de petites vacances prochainement? J’ose à peine vous dire : Profitez-en! N’y a-t-il que le cerveau en continuelle ébullition d’André Sauvé pour gâcher des vacances au bord de la mer? Le bruit des vagues risque-t-il de vous rendre tout aussi marteau?

Dur, dur, en effet pour l’humoriste à frisettes de vivre dans l’instant présent, cette mince «slice» entre le passé et le futur! Il relate d’ailleurs de façon délirante comment il a tenté de «dresser le poodle dans la craque» pendant plus de deux semaines.

Il faudrait penser à créer un manuel d’instructions nous permettant de circuler sans gêne dans les méandres complexes de son cerveau. Imaginez un peu votre parcours de vie si, au cégep, votre prof de philo 101 s’était avéré être un André Sauvé aux synapses surchauffées! Oui, oui, celui-là même qui sermonne «D» sur les failles de la création!
Vous planifiez peut-être quelques rénovations? N’oubliez surtout pas de faire l’interminable liste des outils dont vous n’aurez pas besoin. Le génie bricoleur Sauvé ne nous en a-t-il pas fait la spectaculaire démonstration pour la construction de sa cabane à oiseaux?

S’il vous est arrivé à vous aussi, plus jeune, de compter Moïse parmi vos héros préférés, ne vous questionnez plus sur les raisons de votre manque de popularité d’alors. Sans doute comprenez-vous mieux, aussi, vos difficultés à socialiser lors de soirées mondaines! Honnêtement, qui ne s’est pas un peu (beaucoup) reconnu dans les difficultés parfois éprouvées à tenter de répondre aux règles socialement établies?

Justement, dans les angoisses et les délires de Sauvé, on finit tous un peu par se reconnaître et se laisser toucher. Au fil des blagues, on en arrive à la conclusion que la vie suit son cours et qu’il ne faut pas tant chercher à ÊTRE qu’à ÊTRE… tout simplement. Tic!

Faîtes-moi connaître vos impressions! Et… portez-vous bien! Ah, non!!!

Rédigé par Anabelle Dagenais pour le Centre culturel de Joliette


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Peter Macleod : un cœur d’enfant qui ne vieilli (presque) pas

Anabelle Dagenais photoPar Anabelle Dagenais

Première partie : Mariana Mazza

Fraîchement débarquée de l’école de l’humour et un peu vulgaire sur les bords, Mariana Mazza imagesreprésente sans contredit la version féminine de Peter MacLeod. Il va s’en dire, cette jeune humoriste de la relève constituait une sélection tout indiquée à l’introduction du spectacle d’humour principal.  En nous confiant les détails sur ses origines multiethniques et son périple en France alors qu’elle effectuait la première partie de Messmer, les spectateurs de la Salle Rolland-Brunelle étaient carrément transportés dans le petit monde de Mazza au rythme d’anecdotes savoureuses. Avec ses mimiques faciales soutenues et son articulation irréprochable, la jeune femme tatouée a su divertir la salle de manière incontestable avant de céder la place à  »l’homme de la soirée », qui a délibérément reporté la sagesse…

pmacleod_detailPeter MacLeod a officiellement atteint le cap de la quarantaine. Pour l’enfant en lui et le mordu de femme qu’il est, c’est un dur coup à prendre. Comme toute étape bouleversante dans le parcours d’un artiste, ces moments «pénibles», dit-il, lui ont inspiré les textes de son quatrième one man show intitulé Sagesse reportée.

Telle des chapitres que composent un livre, la prestation était divisée en parties précises, traitant d’un sujet qui leur était propre. Ces dernières étaient introduites par une présentation visuelle sur bande horizontale lumineuse longeant la totalité de la scène, agrémentée d’une trame sonore particulièrement dramatique, nous laissant sur une note quelque peu ironique. Parfois même, les effets lumineux, de par leur utilisation éclatée, nous transportaient directement dans un univers de night-club, à l’image de la personnalité de MacLeod.

«Je vais être humble… Je suis sexuellement pas commode» avoue-t-il d’un air las, avant de nous divulguer quelques minutes plus tard son Top 3 des phrases turn-off. Au fil de ses confessions, une sensation d’être assise à ses côtés, un bock de bière à la main dans une taverne de région se dessine dans mon esprit. Accès privilégié de ses états d’âme, le spectacle nous laisse toute ouïe devant sa capacité de communiquer avec son public comme avec de vieux amis. Peut-être est-ce son côté salace, son vocabulaire (très) fleuri ou sa manière de nous parler sans filtre qui nous rapprochent tant de lui?

«À 35 ans, ils devraient nous donner un livre pour nous préparer à 40», nous dit-il, une main dans la poche, fidèle à son habitude. C’était toujours le même Peter MacLeod devant mes yeux, mais en version plus réfléchie, pourvue de valeurs plus honorables qui discutait de problématiques proprement adultes. Malgré ses dires et sans être devenu sage, c’était une évolution dans les thèmes que l’on remarquait là chez l’humoriste.

Ses blagues déclenchaient à coup sûr des éclats de rire dans l’assistance. En effet, son public semblait tout disposé à profiter de la soirée au maximum. Si l’ambiance dans l’auditoire était propice au rire, elle l’était tout autant sur scène où MacLeod se tournait fréquemment dos au public, en se tordant de rire, ce qui ne manquait pas de faire réagir l’assistance à nouveau.

Au terme de la soirée, notre rebel sympathique s’est empressé de faire savoir aux spectateurs qu’il reviendrait bientôt à la Salle Rolland-Brunelle, appréciant chacune des expériences que lui ont procurées ses venues à Joliette. Après avoir remercié la fidélité de son public, il se fit philosophe le temps d’affirmer que si la vie était une loterie, il avait très certainement gagné le gros lot. Des paroles, qui sans le vouloir, dénotent une grande maturité que MacLeod a acquise à travers ses folies. Sage, ce MacLoed? Peut-être bien, finalement.

Photo de Marianna Mazza : Google

Rédigé par Anabelle Dagenais pour le Centre culturel de Joliette


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RÉAL BÉLAND en supplémentaire

REAL_plan_18x24_v3Le Centre culturel de Joliette accueillera l’humoriste hors du commun Réal Béland, dans le cadre de son spectacle Une autre planète, le jeudi 20 mars dès 20h à la  Salle Rolland-Brunelle.

Réal Béland vient présenter au public joliettain la supplémentaire de son troisième one-man show intitulé Une autre planète. S’adressant à un vaste auditoire, ce spectacle traite de différents sujets comme les travers de la famille, la nostalgie, le
« comfort food », les maladies bizarres, les fusions des multinationales, les hormones de croissance, les problèmes érectiles, etc. D’ailleurs, celui qu’on reconnaît facilement grâce à sa capacité légendaire à changer de voix et à caricaturer les gens propose de nouveaux personnages, tous les plus insensés les uns que les autres. Il nous fera voir le côté absurde de chacun d’eux. Il y aura aussi le retour de l’inévitable Monsieur Latreille, bien sûr. Seul Béland sait nous transporter dans un univers complètement disjoncté. Passé maître dans le domaine de l’improvisation, ce nouveau one-man show  est un spectacle-performance.

Réal Béland a été le King des ados, il a été acclamé en Pologne dans le cadre de son film Nos voisions Dhantsu et partout au Kanah D’Ha, bref l’humoriste a plus d’un tour dans son sac. Simple mais très créatif, Réal Béland est un véritable phénomène qui allie humour absurde et imagination sans borne. Actif dans le domaine depuis 25 ans, chacune de ses performances est un exploit où il n’y a aucune limite. « Décupler le pouvoir de l’humour » est la mission de Réal Béland et il ne faut pas s’étonner que chacun de ses spectacles est un triomphe.

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Marie-Michèle Rivard pour le Centre culturel de Joliette