Spectacles Joliette

Les nouvelles du Centre culturel de Joliette


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BRIGITTE, SIX MUSICIENS ET UN TROUBADOUR…

Je l’avoue d’entrée de jeu, Brigitte Boisjoli ne figure pas sur la liste de mes chanteuses favorites. J’éprouve de la difficulté à apprécier son timbre de voix, sa prononciation et son langage parfois puéril. Je tiens toutefois à préciser que je ne cherche nullement à déprécier tant la chanteuse que ses nombreux fans, et que ce texte n’engage que moi.

Ceci étant dit, celle qui est présentement en nomination pour le titre d’«interprète féminine de l’année» à l’adisq a tout mis en œuvre pour faire de son spectacle Sans regret un événement grandiose. Six musiciens-choristes de grand talent l’accompagnent et un soin minutieux a été apporté aux jeux d’éclairage variés et parfaitement peaufinés. J’ai été ravie de voir entrer sur scène une jeune femme maintenant beaucoup plus féminine, moderne et assurée.

Dès ses premières interactions avec le public, j’ai ressenti son réel plaisir à se retrouver sur scène. Elle y est à l’aise comme un poisson dans l’eau, elle est sympathique, naturelle et drôle. Tous les éléments semblent donc réunis pour passer un vrai bon moment. Ce soir-là, ce sont d’abord ses nouvelles chansons, tirées de son deuxième album, que la dynamique chanteuse choisit de nous interpréter. Je ne connais pas ce nouveau répertoire et, comme je n’entends pas bien les paroles, je me lasse rapidement. À partir du troisième extrait, j’ai l’impression de revoir toujours le même numéro. Elle y met pourtant tout son cœur. Elle occupe toute la scène, elle danse bien et, malgré l’effort physique, sa voix demeure juste et puissante. Mais la performance des musiciens et les effets de lumière me captivent davantage et retiennent vite toute mon attention. Toujours selon moi, la notoriété actuelle de la chanteuse, malgré toute la passion et l’énergie investies, ne justifie pas encore un déploiement scénique d’une telle envergure.

Heureusement, des pièces plus solides viennent graduellement se greffer aux premières. Ainsi, j’ai beaucoup apprécié l’interprétation pleine d’intensité qu’elle a livrée de quelques succès de la chanteuse country Patsy Cline, dont Crazy. Elle exécute également avec brio des pièces comme Jolene de Dolly Parten ou Addicted to you de Avicii. Puis, moment fort de la soirée, Brigitte Boisjoli nous livre une petite part de son intimité en interprétant la ballade La Ballerine, magnifique cadeau de l’auteure-compositrice-interprète Ingrid St-Pierre. Il va sans dire que l’auditoire est ravi dès qu’il reconnaît les premières notes de ses succès Sans regret, Mes jambes à ton cou dont transparaît le style original d’Alex Nevsky et, en rappel, Fruits défendus, tiré de son premier album.

MATHIEU LIPPÉ (en première partie)

Je décerne sans conteste mon coup de cœur de la soirée à Mathieu Lippé qui assure la première partie du spectacle de Brigitte Boisjoli. Ce dernier a d’ailleurs étroitement collaboré au deuxième album de la chanteuse. Jusqu’au moment de monter sur scène, bien que déjà récipiendaire de nombreux prix, il demeure pour moi un illustre inconnu. Mais ô surprise! J’aime beaucoup découvrir des artistes qui évoluent en dehors des sentiers battus et Mathieu Lippé est assurément du nombre. Le présenter comme auteur-compositeur-interprète revient à limiter le large éventail de ses talents. Comme spectateurs, nous avons plutôt eu rendez-vous ce soir-là avec un performeur éclectique qui a su nous charmer et retenir notre attention jusqu’à la toute fin de sa prestation.

D’emblée, il établit le contact avec l’auditoire avec une gaieté simple, communicative et une touche d’humour et le public, conquis, prêt pour la découverte, accepte de le suivre dans son périple.

Il me rappelle parfois Fred Pellerin, un des meilleurs conteurs du Québec, parfois Sol, le clown clochard de Marc Favreau. Ils ont en commun une aisance à raconter et des textes à la fois naïfs, humoristiques et poétiques. La poésie de Mathieu Lippé, est urbaine et empreinte d’humanisme. Elle parle de la vie et de la mort, du temps qui passe, du chemin qui nous mène à l’autre, et d’unité dans la diversité. Elle se veut le fil qui relie chacun de ses textes tantôt chantés, tantôt contés ou «slamés». Un mariage plus qu’heureux!

Hélène Ferland pour le Centre culturel de Joliette

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SoMos de Juan Sebastián Larobina : métissage réjouissant

En spectacle le 2 mai dernier

Juan Sebastian Larobina, en spectacle le 2 mai dernier dans le foyer de la Salle Rolland-Brunelle

Au moment où j’entre dans le foyer de la salle Rolland-Brunelle, l’éclairage est tamisé, les spots laissant flotter dans le brouillard scénique une douce lumière ensoleillée. Rassemblés aux petites tables, les spectateurs discutent, rigolent, prennent un verre. Malgré le printemps qui tarde à s’établir dehors, l’ambiance est si chaleureuse qu’on pourrait presque la qualifier d’estivale. C’est d’ailleurs comme un morceau de soleil que Gilles Pitre présentera, avec raison, le chanteur et son groupe.

Quand Juan Sebastián et ses acolytes entament le premier air, on reconnaît bien évidemment des rythmes et des sonorités «typiquement latines». La voix chaude de Juan Sebastián, l’accompagnement festif et la complicité entre les musiciens illuminent véritablement la salle. On se croirait en plein festival! Cependant, ce qui fait la grande qualité de la représentation n’est pas l’incroyable qualité de la musique latine (bien qu’elle soit tout de même à noter), mais plutôt la facilité fantastique avec laquelle SoMos réussit un métissage tant des styles que des cultures.

Le chanteur se présente d’ailleurs lui-même comme un pâté chinois : steak pour l’Argentine, blé d’inde pour l’ensoleillé du Mexique et patates pour la neige québécoise. Ces influences (et bien d’autres encore) sont toutes vivantes dans sa musique. On aurait beau vouloir cataloguer Juan comme un musicien «latino», on ferait fausse route tant sa musique est multiculturelle. Et s’il fait dans le multiculturalisme, il n’y va pas avec une simple reprise de sonorités universelles, bien loin de là. Il s’approprie le folklore de chaque nation, le mettant à sa sauce. Ainsi, on aura droit à un merveilleux voyage entre les bayous louisianais avec une chanson d’inspiration cajun, les tribus africaines avec une pièce  percussives et un retour au pays de l’hiver avec une reprise de la Bolduc (Ça va venir devenant, qui, adaptée au goût du jour devient «Cunsumir» soit «Consommer»), de même qu’un petit tour par chez-nous avec de la podorythmie et des «Swing la bacaisse dans l’fond d’la boîte à bois». Cette réappropriation de folklore multiple ne peut que démontrer à quel point ce spectacle a sa place dans la série «mémoires et racines».

Encore plus impressionnant que la réussite du mélange des influences internationales, SoMos est un sublime amalgame de plusieurs genres musicaux. Néo-trad., jazz, salsa, swing, musique tzigane, Juan Sebastián emprunte à tous les genres, multipliant les emplois des instruments. Sa guitare acoustique se fait percussion, accompagnement, mélodie. Il alterne le finger-picking,  le flat-picking, utilise les cordes harmoniques avec un entrain et une facilité étonnante. À jardin, Jean-François Dumas, surnommé «El Pulpo», (la pieuvre), assure la podorythmie, l’harmonica, les percussions et les réponses des chansons à répondre. Bref, il est, d’une façon typiquement québécoise, le rythme du spectacle. À cours, le grand guitariste électrique Yves Desrosiers, personnage surprenant au talent incroyable apporte la contemporanéité au groupe. Finalement, Cedric-Dind Lavoie, contrebassiste à l’attitude élégante du jazzman, complète le quatuor, point de rencontre entre le rythme et la mélodie. Ajoutez à cette variété déjà impressionnante des harmonies de voix sublimes, des percussions endiablés où tous s’y mettent et des solos nous permettant d’apprécier à sa juste valeur chaque instrument et vous aurez une brève idée de ce à quoi pouvait ressembler le spectacle de vendredi dernier.

Juan Sebastián, animateur formidable à l’accent chantant et unique,  réussit, sans peine, à faire participer la foule. Tous tapent des mains et lancent des exclamations réjouies. Personne n’ose danser, mais on voit bien que c’est la gêne plus que le manque d’envie qui bloque la foule, car nombreux sont ceux qui se tortillent sur leurs chaises. Proche du public, l’artiste parsème de sa voix chaude son spectacle d’un humour chaleureux et bon enfant. Il lance d’ailleurs en boutade que la prochaine fois qu’il remettra les pieds à Rolland-Brunelle, il viendra plutôt pour un «one-man-show» parce que ça remplit les salles comme celle-là et les poches». À la sortie, il serre les mains des spectateurs. On reconnaît, aux sourires de ceux-ci, que le spectacle a bien rempli sa promesse d’ensoleiller… notre soirée.

Rédigé par Rosalie Lapalme-Coderre pour le Centre culturel de Joliette


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Une programmation estivale explosive à la Salle Rolland-Brunelle!

Le Centre culturel de Joliette (CCJ) est heureux et fier de présenter officiellement sa programmation estivale 2014, suite à la conférence de presse qui se tenait le 13 mars dernier. Cet été, les spectacles qui se produiront à la Salle Rolland-Brunelle seront grandioses et impressionnants. Le CCJ accueillera entre autres, l’humoriste Philippe Laprise en rodage à la fin juillet et la méga production Paris-New York, qui occupera la scène au mois d’août.

C’est avec grand plaisir que monsieur Gilles Pitre, le directeur général du CCJ, s’est prononcé sur toute la splendeur de sa programmation d’été : « Fidèle à notre tradition de présenter des spectacles de grande envergure en été, et en cette année du 150e de la Ville de Joliette, il est de mise d’offrir à la population la méga production Paris-New York tout le mois d’août à la Salle Rolland-Brunelle. C’est le spectacle de l’été à voir dans Lanaudière! ». Il affirme également que les Lanaudois pourront profiter d’un été des plus festif à Joliette, surtout avec les festivités entourant le 150e, mais aussi avec les nombreux trésors touristiques que renferment la région et ses restaurants. Chaque personne y trouvera son compte avec cette programmation explosive.

Paris-New York sera incontestablement LA production de l’été. Cette revue musicale horsparis_ du commun compte plus de 20 artistes sur scène, dont Yoland Sirard (chanteur) et Mélissa Jurgutis (chorégraphe et danseuse) qui étaient présents à ladite conférence de presse. Il s’agit d’un spectacle à grand déploiement qui dénombre plus de 25 tableaux distincts. Présenté par le Groupe Bazz, en collaboration avec l’Agence Juste pour rire, Paris-New York réunit des extraits des meilleures comédies musicales américaines, françaises et québécoises telles que Cabaret, Sweet Charity, Chicago, Hairspray, West Side Story, My Fair Lady, Don Juan, L’Homme de la Mancha, Notre-Dame-de-Paris, Starmania, Les Misérables et plusieurs autres. Musique, chanson, danse et souvenirs sont donc au menu de cette production remarquable. Paris-New York sera diffusé sur la scène de la Salle Rolland-Brunelle, pendant 4 semaines consécutives, du 1er au 23 août, tous les vendredis et samedis. D’ailleurs, c’est dans une ambiance digne des plus grands cabarets de Broadway que se déroulera l’évènement, soit en formule Cabaret TELUS. Une soirée mémorable qui restera longtemps gravée dans la mémoire!

D’ailleurs, depuis quelques années, le Centre culturel propose la diffusion de spectacles d’humour en rodage et cette formule semble être bien appréciée du public. Ainsi, à la fin du mois de juillet, soit du 24 au 26 juillet à 20h30 en formule Cabaret TELUS, le CCJ recevra Pplaprise_detailhilippe Laprise, un humoriste en vogue qui est très aimé des Joliettains. Monsieur Pitre a également indiqué que « Philippe Laprise est un humoriste qui a connu un énorme succès à Joliette au cours des dernières années. Nous sommes extrêmement fiers de présenter le nouveau spectacle en rodage de cet artiste des plus sympathique, dans notre magnifique Cabaret TELUS ». Il viendra tenter et tester quelques numéros en vue de son prochain one-man show dont la rentrée montréalaise se fera en février 2015. Dans la pure tradition du stand-up à l’américaine, Philippe Laprise qui, fort de 15 années d’improvisation, est reconnu pour sa vitalité légendaire, pour son aisance peu commune et son incroyable sens du timing. Ce spectacle est une présentation de Martin Boulard & associés, Comptables professionnels agréés.

De plus, le Centre culturel aura de la grande visite cet été : d’une part, le retour de Mixmania, « Mix 4 », à Vrak TV, prolongera l’aventure des jeunes candidats dans les différentes salles de spectacles au Québec, dont à la Salle Rolland-Brunelle au début de juillet. Les billets seront en vente à la mi-avril. D’autre part, l’adorable Lise Dion reviendra en supplémentaire pour deux soirées, avec son spectacle Le temps qui court, les 29 et 30 août. Rappelons que ce sera probablement la dernière chance de pouvoir assister à ces deux représentations.

Une exposition durant la saison estivale
En collaboration avec le Musée d’art de Joliette (MAJ), le Centre culturel accueillera la première exposition du Club Photo du Musée, dans le Foyer de la Salle Rolland-Brunelle, de juillet à août. Cette exposition mettra en lumière tout le talent et la passion des photographes du Club photo où chacune des œuvres présentées reflète leur vision de la région. Il sera possible au grand public de venir admirer ces photographies lors des heures régulières de la billetterie. Cette deuxième exposition témoigne d’une grande volonté des deux organismes à collaborer et à rendre les arts et la culture des plus accessibles.

Concours Paris-New York
Il ne faudrait certainement pas oublier le grand concours « vedette », relié à la méga production
Paris-New York. En vous procurant des billets pour ce spectacle, vous courez la chance de gagner un crédit voyage de 1500$, offert par Voyages Nouveau Monde et Vacances transat. Lorsque vous achetez des billets (depuis le 9 novembre dernier), vous êtes automatiquement admissibles au tirage. Ce concours est en vigueur jusqu’au 30 avril 2014. Certaines conditions s’appliquent, applicable sur un forfait voyage Vacances transat, non remboursable. Tous les détails et règlements au spectaclesjoliette.com.

Nos partenaires
Le Centre culturel de Joliette tient à souligner l’apport inestimable de ces précieux partenaires. Tout d’abord, Desjardins Caisse de Joliette, suivi de la Ville de Joliette, de la Municipalité de
Saint-Charles-Borromée,
de la Ville de Notre-Dame-des-Prairies, de KIA Joliette, de Multicom communications, ainsi que les restaurants Benny & Co., sans oublier nos partenaires médias, L’action Tc. Média et le M103,5 FM. Nous les remercions de leur confiance et de leur dévouement.

spectaclesjoliette.com

Marie-Michèle Rivard pour le Centre culturel de Joliette


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Miroir : une Marie-Mai aux mille et une facettes par Anabelle Dagenais

Anabelle Dagenais photoPour une quatrième fois depuis février 2013, Marie-Mai s’arrêtait à la Salle Rolland-Brunelle. La chanteuse ouvrait son spectacle vêtue d’une robe au fini métallique, devant une imposante enceinte miroitante. Deux éléments qui n’étaient pas sans rappeler le nom de sa tournée: Miroir.

Le vent dans les cheveux, les pieds baignés dans la brume, la belle et son équipe avaient tout mis en scène pour nous transporter dans un univers glamour qui s’apparente à celui des grandes stars américaines, sans toutefois ressentir le besoin de verser dans la vulgarité. Mention spéciale à Jonathan Hamelin, l’éclairagiste du spectacle, qui a su bonifier la prestation par un travail très diversifié, tant par les couleurs que par les techniques.1403122_10151992311495878_164851036_o

Pour créer une ambiance plus explosive, Marie-Mai invite dès le départ le public à se lever pour danser ou à venir près de la scène, ce à quoi la majorité consent avec plaisir. Malheureusement, il m’a semblé que le public participait un peu moins vers la fin du spectacle, que l’énergie s’affadissait dans la salle. Cela n’a pas empêché une longue file d’attente de se former à la suite du spectacle où attendaient patiemment parents et enfants pour une autographe de la rockeuse. Au fil de la soirée, je me suis surprise à chanter les premiers succès de Marie-Mai. Les yeux fermés, je revivais une période pas si lointaine de ma jeunesse durant laquelle je chantais sur mon lit, devant le miroir, une brosse à cheveux dans les mains.

Même si, à priori, Marie-Mai n’est pas une artiste que je suis de manière assidue, elle demeure une bête de scène pour qui j’ai beaucoup de respect. Son énergie sans bornes laissait transparaître son plaisir à évoluer sur scène, plaisir partagé par tous ceux qui étaient venus la voir. Elle discute avec grande générosité de ses œuvres. Ses explications informelles m’ont fait comprendre les paroles sous un jour nouveau, plus complexe et profond. Même en se démenant sur scène, sa voix m’a semblée encore meilleure qu’en studio. En outre, j’ai été impressionnée. En plus d’interpréter ses propres oeuvres, Marie-Mai nous a fait le plaisir de chanter quelques pièces du répertoire de Beyoncé, d’Avicii, de Miley Cyrus, de Taylor Swift, de Coldplay, etc. Que voulez-vous de plus?

Marie-Mai constitue un modèle positif pour ses jeunes fans. Observer les gens dans la salle m’a fait réaliser à quel point Marie-Mai, avec ses chansons, a pu les aider à traverser de durs moments. Mais pas seulement.. C’est en se déplaçant d’une ville à l’autre pour voir ses spectacles et en attendant pour des autographes que huit filles, Johanie, Catherine, Stéphanie, Marilyn, Alycia, Kim, Valérie et Mathilde se sont rencontrées lors de la tournée «Dangereuse attraction» et qu’elles sont depuis meilleures amies. Comme quoi la musique rapproche les gens.

Marie-Mai, c’est déjà onze années d’une carrière qui a pris naissance à la première édition de Star Académie au Québec en 2003. Le 12 mai prochain, son sixième album verra le jour. Et son public a déjà hâte de la revoir à la Salle Rolland-Brunelle pour sa prochaine tournée.

Rédigé par Anabelle Dagenais pour le Centre culturel de Joliette


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Autre tour de maître signé Tremblay, par Anabelle Dagenais

Anabelle Dagenais photoLa Salle Rolland-Brunelle est bondée. Déjà, on peut sentir l’effervescence nous gagner. L’union Michel Tremblay, René Richard Cyr et Daniel Bélanger est gage de succès et ça, le public le sait. Je m’assoie et j’attends. Avant même que la pièce débute, les comédiens se présentent sur la scène et discutent entre eux. Ce choix de mise en scène est plutôt inhabituel, mais fort intéressant. Ainsi, le public arrive à saisir le pouls de l’univers de la Main, la façon de bouger des personnages, leurs costumes, etc.

Le décor est simple, mais ô combien efficace. Une immense plaque ornée de centaines de lumières couvre tout l’arrière-plan de la scène. Ce dispositif, substitut ingénieux des classiques «spots» bleus et jaunes, apporte un éclairage à l’image de ceux que l’on retrouvait en grande ville pour annoncer des spectacles.

Avant même que quiconque ait pris parole, on nous fait croire à la Main d’antan. On y plonge avec délectation. Puis, le spectacle commence.

Le Chant de Sainte-Carmen de la Main est une autre pièce de Michel Tremblay qui n’est pas sans rappeler les Belles-sœurs, entre autres de par sa forme musicale. Fidèle à ses habitudes, l’auteur s’entoure de plusieurs personnes avec qui il a déjà travaillé précédemment et conserve le niveau de langue populaire qui a fait sa renommée. Ses thèmes récurrents, qui lui ont déjà valu des critiques négatives, sont quant à moi sa grande force. Les situations mises en scène demeurent d’actualité, même si l’histoire de Carmen ne se déroule pas en 2014. Pièce après pièce, Tremblay arrive, de manière incroyable, à nous proposer une histoire toute nouvelle en conservant ses sujets de prédilection (la place des femmes, la pauvreté, etc.). Ces problématiques ne sévissent-elles pas encore de nos jours?

L’histoire nous fait passer par une gamme d’émotions, gage irréfutable de la plume prodigieuse de Michel Tremblay et du dévouement soutenu de l’équipe du Chant de Sainte-Carmen de la Main.

Le Soleil, c’est Carmen. Elle est tel un vent d’espoir qui souffle sur la Main dont le quotidien se résume au bar et à la rue. Malgré l’engouement qu’il suscite auprès des spectateurs du Rodéo, le «Soleil» ne fait pas long feu. Pour avoir tenté de libérer son quartier, on fait taire Carmen à jamais. Maud Guérin (Carmen), Normand D’Amour (Maurice), France Castel (Gloria), Benoît McGinnis (Tooth Pick) : quelques-unes des têtes d’affiche qui ont fait leurs preuves à maintes reprises et qui nous délectent de leur savoir-faire théâtral. Le jeu des comédiens est impeccable, irréprochable. Mention toute spéciale à Bec-de-lièvre qui, en plus d’avoir un incroyable contrôle du personnage, a su me faire sourire et même rire plus d’une fois.  En somme, j’ai assisté à une prestation calculée, qui évite le «surjoué». On aurait dit la réalité devant mes yeux. Une production dans laquelle la distribution doit être fière de jouer.

Le Chant de Sainte-Carmen de la Main, c’est le parfait équilibre entre la chanson et le théâtre. C’est une pièce de théâtre musicale, ni trop longue, ni trop courte, qui nous tient en haleine du début à la fin.

Le «standing ovation» du public à la fin de la présentation m’amène à penser que je ne suis pas la seule à avoir autant apprécié le spectacle. Quelle joie de commencer mon mandat avec un spectacle de si grande qualité!

Rédigé par Anabelle Dagenais pour le Centre culturel de Joliette


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KARINE LAGUEUX : Une artiste à part entière

klagueux_detailDans le cadre des après-spectacles, présentés par Benny & Co. sur la scène du M103,5FM, le Centre culturel de Joliette a le plaisir de recevoir la magnifique Karine Lagueux, auteure-compositeure-interprète, suite au spectacle de Pierre Lapointe, le samedi 1er mars dès 22h dans le Foyer de la Salle Rolland-Brunelle.

Originaire de Beauceville, Karine Lagueux est certainement reconnue comme étant comédienne, mais elle mène parallèlement une vie d’auteure-compositeure-interprète. Finissante du Conservatoire d’art dramatique de Montréal en 2003,  elle voit sa carrière d’actrice montée en flèche. Elle cumule plusieurs rôles dans les séries télévisées dont Vice caché (2004), Minuit, le soir (2004-2006) et Une grenade avec ça? (2009), Destinées (2013-2014), Mémoires Vives (2013-2014), et anime le grand écran au cinéma, dans les longs métrages Mémoires affectives en 2004, Dans une galaxie près de chez vous 2 en 2007 et entre autres, Funkytowm en 2010. Elle a aussi fait de nombreuses apparitions dans des campagnes publicitaires, dont celle de « Les fromages d’ici » et celle du SEPAQ où elle en était la porte-parole. Dotée d’une grande polyvalence, elle peut aussi bien jouer dans des rôles aussi farfelus que sérieux. En 2011, elle est de la distribution de l’émission jeunesse 1, 2, 3, géant diffusée à Télé-Québec où elle incarne la fée Mosa.

Du côté musical, Karine travaille à l’écriture de son premier album. Jouant de la guitare et du piano, la belle s’accompagne elle-même sur scène où elle met de l’avant ses propres textes, ses chansons qui sont parfois folk, parfois plus « pop », et qui prônent un franc parlé. De plus, avec d’autres compatriotes, elle forme un groupe nommé Les classettes où ils reprennent de vieux succès, à leur sauce. Elle a composé et a interprété la pièce En guise de fleur, qui paraît sur la compilation L’Avanttoutlemonde 2009, et s’est produite aux FrancoFolies de Montréal en 2010. Elle a aussi assuré la première partie de Yann Perreau et de Steve Dumas, lors de son dernier passage à Joliette. D’ailleurs, l’artiste à la chevelure de feu a déjà commencé à écrire à d’autres artistes.

Pierre Lapointe en spectacle
pierre lapointe_affiche
Pierre Lapointe vient présenter un tout nouveau spectacle, suite à la parution de son plus récent album PUNKT. Le chanteur propose de le suivre dans une aventure musicale différente, composée de chansons « pop »  où il jette un regard unique sur l’amour, la joie, le sexe, la mort, la mélancolie et la vie. Avec son nouvel album, Pierre Lapointe affirme son goût prononcé pour la provocation douce, les mélanges éclectiques et les mélodies accrocheuses. On ne peut passer sous silence la dextérité dont il fait preuve en jouant ainsi avec les mots et les musiques. Un spectacle qui plaira autant aux curieux assoiffés de nouveautés qu’aux fans fidèles de Pierre Lapointe!

Rappelons que l’après-spectacle de Karine Lagueux est présenté gratuitement dans le Foyer de la Salle Rolland-Brunelle, et ce après le spectacle de Pierre Lapointe.

Consultez la programmation des après-spectacles

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Marie-Michèle Rivard pour le Centre culturel de Joliette


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Un spectacle riche en émotions, signé Nicola Ciccone

Nicola_Ciccone_détailLe Centre culturel de Joliette recevra l’interprète de grand talent, Nicola Ciccone, dans un spectacle inspiré des couleurs de son album Pour toi, le vendredi 24 janvier dès 20h à la Salle Rolland-Brunelle.

Après la sortie de six albums à succès, dont L’Opéra du mendiant, Noctambule, J’t’aime tout court et Nous serons six milliards, Nicola Ciccone a présenté à l’automne 2012 un 7e album plus touchant que jamais, nommé Pour toi,  qui propose des pièces interprétées en français et en italien. L’interprète qui est aussi auteur et compositeur a choisi des textes poignants, ce qui donne des chansons emplies d’émotions et par le fait même, un album incontournable.

Le voici donc de retour sur les plus grandes scènes du Québec afin d’y présenter cet opus. Nicola nous amène dans son univers singulier : il promet de nous faire revisiter son répertoire des dernières années, J’t’aime tout court, Ciao Bella, Chanson pour Marie, L’Opéra du mendiant et plusieurs autres, dans un esprit totalement nouveau. Il le fera tout en racontant des histoires sur son enfance, d’où son premier livre intitulé L’Étoile enfant, conte philosophique salué par la critique, révèle un raconteur imaginatif et inné. Un spectacle riche en émotions attend les Joliettains le 24 janvier prochain.

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Marie-Michèle Rivard pour la Salle Rolland-Brunelle