Spectacles Joliette

Les nouvelles du Centre culturel de Joliette


Poster un commentaire

L’énergie contagieuse de Rachid Badouri

Le trépidant Rachid Badouri s’amenait à Joliette en supplémentaire pour son spectacle « Rechargé » le 19 décembre dernier. Fraîchement revenu de la France, l’humoriste retrouvait avec grand plaisir le public québécois.

La salle est comble et une atmosphère électrique règne dans la pièce. Badouri explose dès les premières minutes de son spectacle, débordant d’énergie et transmettant une joie contagieuse au public. Il conquit son auditoire par son charisme hypnotisant et son humour incisif frôlant la moquerie, mais toujours exécuté avec une habileté exceptionnelle et une aisance naturelle. Rachid Badouri décoche des flèches à la vitesse de l’éclair, pince-sans-rire de haute voltige. Celui-ci possède une présence scénique magnifique, utilisant mimiques et un langage corporel pour pimenter sa performance, le rendant inévitable aux regards. L’humoriste travaille également avec de multiples effets  et « punchs » musicaux poussant son spectacle vers de nouveaux horizons en ce qui concerne la mise en scène, assurée par le talentueux Guy Lévesque (Galas Juste Pour Rire, Laurent Paquin, Marie-Mai, etc.). Leur duo crée des étincelles tout au long de la soirée.

Blaguant sur son père et sa nationalité, allant de son mariage jusqu’à son séjour en France, Badouri se dévoile et raconte ses expériences dans une avalanche de calembours qui allient ironie et un puissant talent pour l’anecdote. L’entracte surprend la foule, toujours en train de se remettre du dernier effort de l’humoriste. Quelque vingt minutes plus tard, Rachid Badouri remonte sur scène avec la même énergie qu’au début de la soirée, livrant une performance digne des plus grands noms de l’humour au Québec. Sans faute, l’humoriste savoure son moment de gloire à chaque instant, alors en totale possession de ses moyens. Généreux de son temps, la bête de scène offre plus ou moins trente minutes d’extra, indiquant qu’il ne peut pas rester pour rencontrer ses fans après la représentation à cause d’une urgence. Rachid Badouri offrit donc une représentation remarquable au public de Joliette, fort d’un accueil chaleureux qui rappela à l’humoriste qu’il était bien chez lui sous les projecteurs.

par Cédric Joly pour le Centre culturel de Joliette


Poster un commentaire

Guillaume Pinard de concert avec l’Orchestre symphonique des jeunes de Joliette

Le Festival & Concours de musique classique de Lanaudière fut créé en 1962 par le Père Fernand Lindsay pour, entre autres, donner envie aux jeunes d’apprendre la musique classique. Au printemps 2015, le Festival et Concours en sera à sa 54e édition. Depuis 2010, c’est le Centre culturel de Joliette qui l’organise et sa Fondation qui le parraine.

Guillaume Pinard, le gagnant de la classe concerto de la dernière édition du Festival & Concours de musique classique de Lanaudière, jouera avec l’Orchestre symphonique des jeunes de Joliette (OSJJ) lors du concert de Noël le 21 décembre prochain.

Ce jeune homme a commencé ses cours de piano classique à l’âge de 8 ans avec Diane Courtemanche qui enseignait à l’époque au Studio de Musique de Diane Drouin, affilié à l’École Vincent d’Indy.

En septembre 2011, il devient l’élève de Marie-Claude Bilodeau, enseignante au Cégep de Joliette où il entreprend un double DEC en musique et en science humaine au Cégep de Joliette. Durant ses études, il recevra la bourse des enseignants ainsi que la bourse des meilleures notes académiques en musique. En 2014 et 2014, des bourses lui seront remises pour ses 2e et 3e places au concours de concertos organisé par le Cégep.

Guillaume a également participé à de nombreuses classes de Maître au Centre d’Arts Orford et avec Lorraine Prieur.

Même s’il s’intéresse à la politique et à l’histoire, le piano occupe une place prépondérante dans sa vie : en plus de son apprentissage personnel, Guillaume Pinard enseigne à deux écoles de Repentigny où il est d’ailleurs reconnu pour son implication musicale. En janvier 2015, il entamera des études en interprétation à l’Université de Montréal.

Lors du concert de Noël de l’OSJJ, il interprétera le 1er mouvement du 2e concerto de Camille Saint-Saëns,  pianiste, organiste et compositeur français de l’époque post-romantique.

Le 21 décembre, venez encourager la relève!


Poster un commentaire

Le seul et unique Tommy Dorsey Orchestra

Le 29 novembre dernier, le légendaire Tommy Dorsey Orchestra s’arrêtait à la Salle Rolland-Brunelle pour présenter son hommage à Frank Sinatra, qui a connu un immense succès avec l’orchestre au début des années quarante. Joliette a eu sous les yeux un bijou d’histoire.

Dirigé par le tromboniste de renom Tommy Dorsey jusqu’en 1956, le Tommy Dorsey Orchestra est à l’origine de plusieurs chansons à succès dans les décennies 30 et 40. Au cœur du mouvement « Big Band » américain, la formation a su mettre en valeur des artistes marquants tels que Jack Leonard et le grand Frank Sinatra. Depuis 2010, le groupe est sous la barre du clarinettiste et saxophoniste Terry Myers, qui a succédé au tromboniste de réputation internationale Buddy Morrow. Ce dernier a mené la formation pendant plus de 30 ans pour finalement donner son dernier concert en 2010, à l’âge de 91 ans.

Terry Myers, hôte incroyable, a connu toutes ces légendes de la musique et a réussi avec brio à faire revivre leurs esprits dans la Salle Rolland-Brunelle. Après avoir été présenté par son producteur, le chef d’orchestre a immédiatement pris le contrôle de son auditoire et nous a progressivement ouvert les portes du légendaire « Big Band ». Bien plus qu’une performance musicale impressionnante, une soirée avec le Tommy Dorsey Orchestra, c’est la chaleur d’une rencontre familiale.

Sans trop attendre, la formation a débuté en musique de manière incroyable, démontrant leur maîtrise inhérente du swing et la qualité de leur son. Le public, majoritairement âgé (des fans de Sinatra), a vu se rouvrir les portes d’une grande époque au grand plaisir de ses oreilles. Toutefois, les quelques jeunes intéressés par la musique grandiose du groupe ont pu profiter des explications teintées d’humour de Terry Myers, qui a également complété les connaissances de quelques fans endurcis.

Cette soirée hommage à Frank Sinatra n’aurait pu être complète sans chanteur. C’est ainsi que Myers, peu de temps après l’introduction musicale, a chaleureusement invité Bryan Anthony à venir le rejoindre sur scène pour interpréter les plus grands succès de Sinatra. Le grand Texan à la voix chaude a su charmer le public féminin présent dans la salle. Tout comme le chef d’orchestre, Anthony comprenait ce qu’il chantait et ornait ses prestations vocales de mises en contexte savoureuses. Véritable séducteur, le chanteur a terminé sa dernière chanson en soulignant que les Québécois étaient des amateurs de jazz très spéciaux.

L’animation, assurée en grande partie par Terry Myers, suivait une mise en scène très efficace. C’est au fil des pièces et des solos que nous avons découvert progressivement les membres de l’orchestre par les mots élogieux du vieux musicien. Myers a même pris une pause pour nommer chaque instrumentiste et informer le public de son lieu d’origine. Les nombreuses blagues du chef d’orchestre ont vite rendu ses protégés encore plus attachants.

Par-dessus tout, une grande richesse du spectacle a été les nombreux solos écrits et improvisés par les musiciens. Chaque pièce mettait en valeur un ou plusieurs solistes, ce qui ne manquait pas de créer des moments grisants. Terry Myers nous a fait la surprise de prendre son saxophone ténor pour improviser quelques solos et accompagner son groupe. Véritable extension de lui-même, son instrument a livré l’histoire d’une vie en musique.

Du lever du rideau à la fermeture de celui-ci, l’atmosphère a été portée par le souffle des légendes Tommy Dorsey, Frank Sinatra et Buddy Morrow. Terry Myers et le Tommy Dorsey Orchestra, par leur humanité et leur grand talent, ont ajouté un succès de plus à leur extraordinaire histoire.

par Samuel Paré pour le Centre culturel de Joliette