Spectacles Joliette

Les nouvelles du Centre culturel de Joliette


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Une gagnante des plus surprises!

ImageLe Centre culturel de Joliette était fier d’annoncer, le 1er mai dernier, le nom de la grande gagnante du Concours Paris New-York qui avait lieu du 2 novembre au 30 avril dernier. Tous les clients qui se sont procuré des billets durant cette période étaient automatiquement éligibles au concours.

Madame Thérèse Barrette, grande amatrice de spectacles et de voyages, s’est dite très heureuse et surtout surprise de cette nouvelle puisqu’elle a gagné un crédit voyage de 1500$ pour un forfait voyage Vacances Transat de son choix.

Ce concours était offert grâce à lAgence de voyages Nouveau Monde, situé au 636 boulevard Manseau, à Joliette.

La revue musicale Paris New-York sera présentée du 1er au 23 août prochain au Cabaret TELUS de la salle Rolland-Brunelle.

Photo: Audrey Ducasse, Centre culturel de Joliette, Danièle Boulard, Agence de voyage Nouveau Monde, Thérèse Barrette, gagnante et Josée Thériault de l’Agence de voyages Nouveau Monde

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Audrey Ducasse pour le Centre culturel de Joliette 

 

 

 

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Les sympathiques névroses d’André Sauvé

Anabelle Dagenais photoComment avez-vous dégusté votre café ce matin? Le coude droit en l’air? Votre petit doigt séparé de ses frères? À quel moment avez-vous ouvert la bouche? Et que faisait votre bras gauche pendant que le droit s’activait?

Voilà un bel exemple des absurdités hilarantes auxquelles on reconnaît le style d’André Sauvé. Sa conscience d’ÊTRE fait vivre à l’humoriste nombre d’angoisses existentielles qu’il partage avec nous pendant près de deux heures, pour notre plus grand plaisir. Le personnage n’est pas de tout repos!

Au fait, avez-vous bien dormi ou avez-vous plutôt passé votre nuit, tout comme lui, à essayer de découvrir où s’en va le blanc quand la neige fond?

Vous avez prévu de petites vacances prochainement? J’ose à peine vous dire : Profitez-en! N’y a-t-il que le cerveau en continuelle ébullition d’André Sauvé pour gâcher des vacances au bord de la mer? Le bruit des vagues risque-t-il de vous rendre tout aussi marteau?

Dur, dur, en effet pour l’humoriste à frisettes de vivre dans l’instant présent, cette mince «slice» entre le passé et le futur! Il relate d’ailleurs de façon délirante comment il a tenté de «dresser le poodle dans la craque» pendant plus de deux semaines.

Il faudrait penser à créer un manuel d’instructions nous permettant de circuler sans gêne dans les méandres complexes de son cerveau. Imaginez un peu votre parcours de vie si, au cégep, votre prof de philo 101 s’était avéré être un André Sauvé aux synapses surchauffées! Oui, oui, celui-là même qui sermonne «D» sur les failles de la création!
Vous planifiez peut-être quelques rénovations? N’oubliez surtout pas de faire l’interminable liste des outils dont vous n’aurez pas besoin. Le génie bricoleur Sauvé ne nous en a-t-il pas fait la spectaculaire démonstration pour la construction de sa cabane à oiseaux?

S’il vous est arrivé à vous aussi, plus jeune, de compter Moïse parmi vos héros préférés, ne vous questionnez plus sur les raisons de votre manque de popularité d’alors. Sans doute comprenez-vous mieux, aussi, vos difficultés à socialiser lors de soirées mondaines! Honnêtement, qui ne s’est pas un peu (beaucoup) reconnu dans les difficultés parfois éprouvées à tenter de répondre aux règles socialement établies?

Justement, dans les angoisses et les délires de Sauvé, on finit tous un peu par se reconnaître et se laisser toucher. Au fil des blagues, on en arrive à la conclusion que la vie suit son cours et qu’il ne faut pas tant chercher à ÊTRE qu’à ÊTRE… tout simplement. Tic!

Faîtes-moi connaître vos impressions! Et… portez-vous bien! Ah, non!!!

Rédigé par Anabelle Dagenais pour le Centre culturel de Joliette


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SoMos de Juan Sebastián Larobina : métissage réjouissant

En spectacle le 2 mai dernier

Juan Sebastian Larobina, en spectacle le 2 mai dernier dans le foyer de la Salle Rolland-Brunelle

Au moment où j’entre dans le foyer de la salle Rolland-Brunelle, l’éclairage est tamisé, les spots laissant flotter dans le brouillard scénique une douce lumière ensoleillée. Rassemblés aux petites tables, les spectateurs discutent, rigolent, prennent un verre. Malgré le printemps qui tarde à s’établir dehors, l’ambiance est si chaleureuse qu’on pourrait presque la qualifier d’estivale. C’est d’ailleurs comme un morceau de soleil que Gilles Pitre présentera, avec raison, le chanteur et son groupe.

Quand Juan Sebastián et ses acolytes entament le premier air, on reconnaît bien évidemment des rythmes et des sonorités «typiquement latines». La voix chaude de Juan Sebastián, l’accompagnement festif et la complicité entre les musiciens illuminent véritablement la salle. On se croirait en plein festival! Cependant, ce qui fait la grande qualité de la représentation n’est pas l’incroyable qualité de la musique latine (bien qu’elle soit tout de même à noter), mais plutôt la facilité fantastique avec laquelle SoMos réussit un métissage tant des styles que des cultures.

Le chanteur se présente d’ailleurs lui-même comme un pâté chinois : steak pour l’Argentine, blé d’inde pour l’ensoleillé du Mexique et patates pour la neige québécoise. Ces influences (et bien d’autres encore) sont toutes vivantes dans sa musique. On aurait beau vouloir cataloguer Juan comme un musicien «latino», on ferait fausse route tant sa musique est multiculturelle. Et s’il fait dans le multiculturalisme, il n’y va pas avec une simple reprise de sonorités universelles, bien loin de là. Il s’approprie le folklore de chaque nation, le mettant à sa sauce. Ainsi, on aura droit à un merveilleux voyage entre les bayous louisianais avec une chanson d’inspiration cajun, les tribus africaines avec une pièce  percussives et un retour au pays de l’hiver avec une reprise de la Bolduc (Ça va venir devenant, qui, adaptée au goût du jour devient «Cunsumir» soit «Consommer»), de même qu’un petit tour par chez-nous avec de la podorythmie et des «Swing la bacaisse dans l’fond d’la boîte à bois». Cette réappropriation de folklore multiple ne peut que démontrer à quel point ce spectacle a sa place dans la série «mémoires et racines».

Encore plus impressionnant que la réussite du mélange des influences internationales, SoMos est un sublime amalgame de plusieurs genres musicaux. Néo-trad., jazz, salsa, swing, musique tzigane, Juan Sebastián emprunte à tous les genres, multipliant les emplois des instruments. Sa guitare acoustique se fait percussion, accompagnement, mélodie. Il alterne le finger-picking,  le flat-picking, utilise les cordes harmoniques avec un entrain et une facilité étonnante. À jardin, Jean-François Dumas, surnommé «El Pulpo», (la pieuvre), assure la podorythmie, l’harmonica, les percussions et les réponses des chansons à répondre. Bref, il est, d’une façon typiquement québécoise, le rythme du spectacle. À cours, le grand guitariste électrique Yves Desrosiers, personnage surprenant au talent incroyable apporte la contemporanéité au groupe. Finalement, Cedric-Dind Lavoie, contrebassiste à l’attitude élégante du jazzman, complète le quatuor, point de rencontre entre le rythme et la mélodie. Ajoutez à cette variété déjà impressionnante des harmonies de voix sublimes, des percussions endiablés où tous s’y mettent et des solos nous permettant d’apprécier à sa juste valeur chaque instrument et vous aurez une brève idée de ce à quoi pouvait ressembler le spectacle de vendredi dernier.

Juan Sebastián, animateur formidable à l’accent chantant et unique,  réussit, sans peine, à faire participer la foule. Tous tapent des mains et lancent des exclamations réjouies. Personne n’ose danser, mais on voit bien que c’est la gêne plus que le manque d’envie qui bloque la foule, car nombreux sont ceux qui se tortillent sur leurs chaises. Proche du public, l’artiste parsème de sa voix chaude son spectacle d’un humour chaleureux et bon enfant. Il lance d’ailleurs en boutade que la prochaine fois qu’il remettra les pieds à Rolland-Brunelle, il viendra plutôt pour un «one-man-show» parce que ça remplit les salles comme celle-là et les poches». À la sortie, il serre les mains des spectateurs. On reconnaît, aux sourires de ceux-ci, que le spectacle a bien rempli sa promesse d’ensoleiller… notre soirée.

Rédigé par Rosalie Lapalme-Coderre pour le Centre culturel de Joliette